ce qu'il faut savoir sur le change en devise

Le marché des changes est finalement peu connu. b-Sharpe, en tant que spécialiste du change de devises, vous propose de vous dévoiler 11 chiffres et informations qui vous permettront probablement de mieux comprendre le marché des changes et de le voir différemment.

5 devises couvrent 80% des échanges mondiaux de devises

Toutes les monnaies ne rencontrent pas le même succès en termes de change de devises : 5 devises (le dollar américain USD, l’euro EUR, le Yen JPY, la livre sterling GBP et le dollar australien AUD pèsent à eux seuls 80% des échanges mondiaux (source : Banque des règlements internationaux).

Chaque intermédiaire financier applique son propre taux de change

Prenons par exemple le cas d’un frontalier qui souhaite changer 3’000 CHF en euros. Sa banque lui proposera un taux de change qui sera différent de celui proposé par une autre banque, un bureau de change, et encore différent de celui proposé par une société spécialisée comme b-Sharpe. Pourquoi ? Parce que chaque acteur ajoute sa propre marge au taux de référence (le taux de change interbancaire). Ainsi, pour une paire de devises données, et à un instant donné, le taux de change n’est donc pas unique.

Entre l’intermédiaire financier le moins cher et le plus cher en Suisse, le rapport peut aller jusqu’à 1 à 12

Illustration directe de l’application par chaque intermédiaire de son propre taux de change, les frais de change sont, pour certains montants, 12 fois plus élevés. C’est par exemple le cas entre un intermédiaire comme b-Sharpe, et une banque, sur des montants élevés, comme nous l’avons montré sur un exemple concret révélé par la presse.

Avant la création de l’euro, les frais de transactions entre les pays de l’UE représentaient 20 milliards d’euros par an

Avant la création de l’euro, les frais de transactions entre les différentes devises européennes pesaient lourds puisqu’ils représentaient environ 0,3% du PIB de l’ensemble des pays concernés (environ 20 milliards d’euros par an). Avec la création de l’euro, ces frais intra-européens ont bien sûr disparu (source : Commission européenne).

Le franc suisse est la 7ème devise la plus échangée dans le monde

Le francs suisse CHF occupe la 7ème place en termes d’échanges de devises dans le monde, et représente 2,39% des échanges internationaux. Si on cumule les échanges réalisés en euros et en francs suisses, on couvre au total un peu plus de 18% des échanges mondiaux (source : BIS).

Le dollar américain est échangé 2,8 fois plus que l’euro

Le dollar américain est la devise incontestablement la plus échangée dans le monde, puisqu’elle pèse plus de 43% des échanges de devises, contre un peu plus de 15% pour l’euro, soit plus de 2,8 fois plus. Ainsi, le dollar pèse à lui seul presque autant que les 8 devises qui sont le plus échangées dans le monde (euros, yen, livre sterling…).

Les banques ont prélevé 1207 euros de frais de change en moyenne à chaque frontalier en Suisse en 2015

Avec des marges très élevées de 1,65% ou plus, les banques ont prélevé en moyenne à chaque frontalier en Suisse l’équivalent de 1207 euros de frais de change par an. En passant par des intermédiaires moins gourmands, comme b-Sharpe, ces frontaliers auraient payé 366 euros de frais de change, soit une économie possible de 580 euros par an. Nous avons détaillé ces chiffres dans un article il y a quelques mois.

Avec l’abandon du taux plancher, le franc suisse s’est apprécié en une journée de 20% par rapport à l’euro

En janvier 2015, la Banque nationale suisse décide, à la surprise générale, de supprimer la fin du taux plancher entre le franc suisse et l’euro, taux de change qu’elle maintenait artificiellement depuis 2011 en achetant massivement des euros. Résultat : en une journée, le franc suisse s’est apprécié de 20%, avec toutes les conséquences économiques que l’on sait. Presque 2 ans plus tard, l’euro reste bien faible par rapport au franc suisse (voir notre convertisseur de devises).

La livre sterling a perdu 30% par rapport à l’euro depuis l’ouverture des débats sur le Brexit

Depuis les discussions sur le Brexit, la livre sterling s’est littéralement effondrée face à l’euro, pour perdre environ 30%. Cette baisse permet aux entreprises britanniques qui exportent d’être très compétitives.

Une monnaie trop forte est un handicap pour l’activité économique d’un pays exportateur

C’est le raisonnement inverse du point précédent : si la devise d’un pays est trop forte par rapport à une autre, cela pose des problèmes évidents de compétitivité pour les entreprises du pays qui exportent. En revanche, les importations deviennent du coup beaucoup moins chères.

Les échanges de devises non spéculatifs ont augmenté de 50% en 3 ans dans le monde

Dans le monde, les banques de détails ont augmenté leurs échanges de devises de plus de 50%, entre 2013 et 2016. Ces échanges ne concernent pas les échanges relatifs à la spéculation qui, dans le même temps, ont augmenté de 0,7% (opérations de change faites par les investisseurs institutionnels et Hedge funds et traders pour compte propre).

Crédit photo : Fotolia – tostphoto

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