Réduisez vos risques de change

La gestion du risque de change pour les entreprises

Le risque de change est une réalité contre laquelle les PME qui exportent et qui importent doivent se protéger.

Dans le cadre d’achats ou de ventes pour des montants importants, une mauvaise évaluation du risque de change peut avoir pour conséquence une perte de marge suffisamment importante pour qu’elle compromette la rentabilité de l’opération, voire qu’elle provoque des pertes pour l’entreprise.

Nous allons donc voir dans la suite les principales techniques de couverture qui permettent de minimiser le risque de change des entreprises, et les services de change que b-Sharpe propose aux PME suisses pour leurs activités d’exportation et d’importation.

Les conséquences d’une absence de couverture de change

Une PME exportatrice ou importatrice qui vend ou achète des biens ou services dans une devise étrangère peut décider de ne pas se couvrir contre le risque de change. Dans ce cas, l’opération de change est passée au comptant, avec le taux de change du jour de l’opération, lorsque l’entreprise dispose effectivement des devises à changer. Or une entreprise peut avoir facturé son client des semaines ou des mois auparavant.

Les conséquences d’une telle opération de change pour une entreprise sont les suivantes :

  • le taux de change est favorable à l’entreprise : elle gagne de l’argent sur l’opération de change
  • le taux de change est défavorable à l’entreprise : elle perd de l’argent sur l’opération

 

Vous l’aurez compris, dans cette situation on n’est pas très loin du jeu de hasard, ce qui, dans une optique de saine gestion et de limitation du risque, n’est pas forcément souhaitable. Aussi, pour éviter ce phénomène risqué, les établissements financiers proposent différentes techniques de couverture.

b-Sharpe, spécialiste du change pour les entreprises et particuliers, propose non seulement des taux de change parmi les plus attractifs du marché, mais peut également vous conseiller sur différentes stratégies dans le but d’optimiser vos opérations de change et de réduire votre risque de change.

Les différents techniques de couverture pour minimiser le risque de change des entreprises

Facturer en devise locale

Une PME suisse peut par exemple décider de facturer en francs suisses la vente de biens à une entreprise étrangère. Dans cette situation, l’entreprise suisse réduit à néant son propre risque de change, mais le bascule sur son client : d’un point de vue du risque, c’est une situation idéale pour l’entreprise exportatrice, mais sur le plan commercial, cela signifie que le client intégrera ce risque de change dans l’évaluation de la proposition commerciale. Aussi, si l’entreprise exportatrice est en compétition avec d’autres concurrents dans le cadre d’un appel d’offre par exemple, une telle proposition peut réduire l’attrait de l’offre.

Facturer en devise étrangère

Une PME suisse qui exporte peut facturer en devise étrangère. L’avantage principal dans ce cas est commercial, car cela permet à l’entreprise cliente de maîtriser totalement son budget, et de pouvoir comparer l’offre commerciale avec tous les fournisseurs potentiels dans le cas d‘un appel d’offres. Pour l’entreprise suisse, le problème intervient au niveau du risque de change. Pour une entreprise suisse qui importe, le problème peut venir du fait que le fournisseur impose une facturation en devise étrangère, ce qui fait là aussi prendre le risque de change à l’entreprise suisse.

Les clauses d’indexation

Dans le cas où l’entreprise facture (ou est facturée) en devise étrangère, il est possible de mettre en place certains mécanismes qui permettent de limiter le risque. Ces mécanismes sont en général des clauses contractuelles à insérer dans les contrats de vente ou d’achat. Ces clauses sont en général le résultat de négociations, ou sont du moins des éléments à part entière de la négociation. Les clauses d’indexation sont en général spécifiques et traitées au cas par cas. Parmi les différentes clauses d’indexation possibles, on trouve :

 

  • La clause d’indexation sur une devise ou un panier de devises : client et fournisseur décident ici d’indexer le montant de la transaction à une devise qui n’est ni celle du client ni celle du fournisseur. Dans certains cas, les 2 parties peuvent également se mettre d’accord  sur une indexation à un panier de devises. Ici, la volonté du client et du fournisseur est de répartir le risque de change et de ne pas le faire prendre plus sur l’un que sur l’autre.
  • La clause de change multiple : avec cette clause, client et/ou fournisseur peuvent décider de régler la transaction dans une des devises inscrites dans le contrat. Par exemple, avec un tel contrat, un acheteur pourra décider de régler soit en francs suisses, soit en euros, soit en dollars la facture, pour autant que le contrat prévoit une telle clause et ainsi que les 3 devises. Cette clause est également appelée “clause multi-devises”.
  • La clause de risque partagé : un contrat qui inclut une clause de risque partagé permet de gérer la période allant de la facturation au règlement de la facture, en faisant prendre en charge contractuellement une partie des variations par l’acheteur, et une autre partie par le fournisseur. En règle générale, la répartition est de 50/50 : le risque est donc partagé.
  • La clause d’indexation “tunnel” : ce type de clause prend comme référence un cours précis. Ce cours est alors associé à une variation en % qui donne alors la limite maximale et minimale du cours à partir duquel la devise peut évoluer sans qu’il n’y ait d’incidence sur le prix de la transaction. En revanche, dès lors que les limites sont dépassées, le prix de la transaction est impacté d’autant. Par exemple, un contrat peut décider que les prix sont fixés sur un taux de change EUR/CHF de 1,10, avec un pourcentage de 2%. Tant que le taux est compris entre 1,10 – 2% (soit 1,078) et 1,10 + 2% (soit 1,122), alors le prix de la transaction ne change pas.

La clause d’option de devises : avec ce type de clause, il est prévu contractuellement un cours de change (minimum ou maximum) à partir duquel il devient possible à l’acheteur ou au vendeur (selon le contrat) d’effectuer la transaction dans une autre devise. Par exemple, un tel contrat pourrait prévoir qu’à partir d’un taux de change EUR/CHF de 1,30, l’acheteur puisse régler la facture en dollars. Vous noterez que dans ce cas, il s’agit bien d’une option et non d’une obligation.

La compensation

La compensation, appelée aussi “netting” est une technique qui consiste à faire en sorte qu’une entreprise prenne en compte l’ensemble des entrées et sorties qu’elle a pour une devise donnée, pour que ces entrées et sorties se compensent au mieux les unes par rapport aux autres, et permettent ainsi de réduire le risque de change.

Par exemple, une entreprise suisse qui achète pour 200’000 EUR de marchandises, et qui revend à une autre société 250’000 EUR de marchandises sera :

  • soumise à un risque de change sur la somme de 250’000 – 200’000 = 50’000 EUR si elle utilise la technique de compensation
  • soumise à un risque de change de 250’000 + 200’000 = 450’000 EUR si elle n’utilise pas la technique de compensation

Il existe des solutions pour limiter le risque de change de votre entreprise

Quelle que soit votre situation (entreprise suisse qui exporte ou qui importe), nos professionnels du change peuvent vous conseiller pour optimiser au mieux vos échanges en devises et limiter au maximum le risque de change. En plus des services de change que commercialise b-Sharpe, nous pourrons vous présenter en toute objectivité les différentes solutions que peuvent vous proposer les autres intermédiaires bancaires et financiers, comme par exemple les services de change à terme (le change à terme permet de déterminer par contrat un cours de change à une période déterminée) ou les options de change (l’option de change permet, contre le paiement d’une prime, de bénéficier d’un cours de change prédéfini à une période donnée, l’option étant exercée ou pas).

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