Dans cet article inédit, b-sharpe, votre convertisseur de devise en ligne, et notre partenaire GOLD AVENUE répondent à toutes vos questions et vous donnent toutes les clés pour comprendre comment investir dans l’or, en 2023.
Pourquoi investir dans l’or ?
Depuis des milliers d’années, l’or se conserve et constitue une source de richesse. Aujourd’hui encore, il représente un investissement tangible, rentable et durable. Loin d’être désuet, l’investissement en or présente de nombreux avantages et constitue une épargne plus accessible qu’on ne le pense. Elle attire d’ailleurs de plus en plus de jeunes investisseurs. Alors, pourquoi investir dans l’or ? Voici quelques pistes pour vous aider à mieux comprendre cet investissement.
L’or, une valeur refuge ?
Investir dans l’or, un bouclier anti-inflation ? À l’inverse des actions, des obligations ou des livrets d’épargne, l’or ne génère aucun revenu et sa valeur ne s’apprécie qu’à la revente. C’est un actif tangible, palpable, échangeable en main propre. Pourtant, on parle souvent de valeur refuge pour le désigner. En effet, historiquement, l’or est un placement très apprécié des investisseurs en temps de crise, car il est jugé sûr. Dans un contexte d’inflation et de baisse des taux d’intérêts, l’or peut s’avérer être un choix de placement financier plus judicieux et sécurisé. Toutefois, malgré ce contexte positif, gardez toutefois à l’esprit, avant d’investir, que tout investissement comporte des risques, et qu’il est impossible de prédire à coup sûr l’évolution du cours de l’or.
Un excellent moyen de diversifier son épargne
C’est la règle d’or de tout investisseur. On a de cesse de le répéter, il faut diversifier son portefeuille d’épargne, afin de minimiser les risques. Il est tout à fait possible de placer son argent dans les métaux précieux : l’or bien sûr, mais aussi l’argent, le platine ou le palladium. Ajouter un ou plusieurs lingots d’or à vos investissements est donc une très bonne idée !
L’investissement dans l’or, à la portée de toutes les bourses ?
Investir dans l’or n’est pas nécessairement réservé aux plus fortunés. Le grand avantage de l’or ? Il est fractionnable ! Vous pouvez ainsi investir dans l’or, même avec un budget plus réduit. En effet, le précieux métal jaune se présente sous plusieurs formes :
- Les lingots, coulés ou frappés, dont le poids varie de 1 gramme à 1 kilogramme ;
- Les pièces de monnaies en or
Bon à savoir : il existe deux indicateurs de la pureté de l’or : les carats et la finesse. L’or pur à 999,99, soit 24 carats, est la plus haute qualité existante.
Côté prix, on trouve donc de l’or pour tous les budgets. Si un magnifique lingot d’or de 1 kilo vous coûtera un peu moins de 60 000 euros (selon le cours de l’or en vigueur), vous pouvez tout aussi bien opter pour un poids plus léger, à prix plus réduit. On trouve ainsi sur GOLD AVENUE des lingots ou des pièces d’or à moins de 500 € et même des lingotins de 1g à partir de 70 € !
Comment investir dans l’or ?
Il existe une grande variété de revendeurs de métaux précieux vers lesquels se tourner pour investir dans l’or. Vous pouvez acheter de l’or auprès d’une banque, d’un revendeur physique ou d’un revendeur en ligne. Où acheter de l’or ? Suivez notre guide ci-dessous !
Les banques vendent-elles des lingots d’or ?
Est-ce que les banques vendent des lingots d’or ? En théorie, oui, toutefois, cela ne constitue pas leur activité principale. Aujourd’hui, peu nombreuses sont les banques proposant ce service et stockant de l’or. Renseignez-vous en amont auprès de votre banque pour savoir si elle propose la vente d’or physique.
Investir dans l’or auprès d’un revendeur en ligne
Pour investir dans l’or, vous pouvez aussi opter pour un revendeur dans un magasin physique. Le saviez-vous ? Il est tout à fait possible d’investir dans l’or en ligne. Choisissez un revendeur en ligne de confiance tel que GOLD AVENUE. En s’associant à des mines, des raffineries et des sociétés réputées dans le domaine de l’or, GOLD AVENUE propose de l’or suisse pour tous les budgets, avec des lingots de tous les poids. Un investissement à réaliser en toute transparence !
Quelques précautions à prendre avant d’investir dans l’or
Vous souhaitez investir dans l’or ? C’est une excellente initiative. Toutefois, comme pour tout investissement, celui-ci doit être mûrement réfléchi et être réalisé avec précaution. Alors, voici quelques points à vérifier avant d’investir dans l’or :
- Avant l’achat d’un lingot d’or, demandez le nom des producteurs à votre revendeur. En effet, seules quelques raffineries sont autorisées à produire des lingots d’or. Elles doivent impérativement être homologuées par la LBMA (London Bullion Market Association). Il s’agit de l’Association des professionnels du marché des métaux précieux de Londres. Cette instance professionnelle sise en Angleterre contrôle les marchés de gros de l’or et de l’argent ;
- Vérifiez les informations légales de la société revendeuse (mentions légales, Conditions Générales de Vente) mais aussi ses avis clients ou son offre en termes de stockage. De plus, votre vendeur doit vous fournir une facture à votre nom, avec date d’achat et détails sur les produits vendus ;
- Pour le paiement, assurez-vous que la transaction se fasse via virement bancaire, carte bleue ou chèque de banque. La vente d’or en liquide est absolument interdite.
Stockage et assurance
Les seuls véritables inconvénients de l’investissement dans l’or, ce sont le stockage ainsi que les risques liés à la sécurité. Ce sont des points importants à prendre en compte avant d’investir dans l’or. L’or est un bien physique, qui doit être stocké en toute sécurité pour être protégé du vol ou de la dégradation. Optez pour un stockage sécurisé et une assurance. Un coffre-fort à domicile reste une option, toutefois, elle présente plus de risques. Un stockage sécurisé en banque est également possible. Enfin, sachez que GOLD AVENUE vous offre la possibilité de stocker gratuitement vos achats réalisés sur le site, à hauteur de 10 000 euros. Les métaux précieux sont stockés dans les coffres-forts sécurisés de GOLD AVENUE, en Suisse. Une option idéale pour un stockage hautement sécurisé de vos métaux précieux, à moindres frais et en toute tranquillité.
Est-ce rentable d’investir dans l’or en 2023 ?
Abordons désormais une question cruciale : est-ce rentable d’investir dans l’or actuellement ?
Évolution du cours de l’or
Le cours de l’or connaît, comme toute matière première, des fluctuations. Toutefois, sa valeur a tendance à augmenter. La valeur de l’or a d’ailleurs tendance à augmenter en temps de crise, d’inflation ou d’incertitude économique. Il s’agit d’une valeur dite ‘’refuge’’, moins impactée par les spéculations. Ainsi, à titre d’exemple, au cours des 5 dernières années, elle a pu croître de plus de 50 %. C’est donc un investissement moins volatile que les produits d’épargnes classiques, qui s’avèrent eux, de moins en moins rentables.
Comment revendre son or ?
Investir dans l’or, c’est la possibilité de revendre à tout moment ses possessions et bénéficier rapidement de liquidités. Vous pourrez revendre votre or auprès d’une officine de rachat de métaux précieux. Mais il est également possible de revendre son or en ligne, auprès d’un revendeur certifié. GOLD AVENUE vend et rachète l’or stocké dans leurs coffres uniquement, et ce, directement en ligne, de manière sécurisée. Revendez autant d’or que souhaité et récupérez votre argent sous 72 heures. GOLD AVENUE rachète vos métaux précieux au prix du SPOT, soit le prix du marché. Il n’y a donc aucun frais supplémentaire ni commission sur les ventes réalisées.
Aujourd’hui, de nombreux investisseurs se tournent vers l’or pour sécuriser leurs économies. Malgré un bon nombre d’idées reçues, investir dans l’or est loin d’être réservé aux plus riches. C’est une épargne sécurisée et accessible à tous. On trouve ainsi à la vente des lingots et des pièces d’or fin à plus petits prix, pour se constituer à tout âge une épargne en or et se créer un patrimoine à long terme.
Pour en savoir plus :
B-sharpe est un partenaire financier de confiance pour changer des devises en ligne. Utilisez notre convertisseur dollar franc suisse ou notre convertisseur euro franc suisse pour toutes vos transactions internationales, depuis ou vers la Suisse !
GOLD AVENUE, un partenaire or. Revendeur officiel en ligne du MKS PAMP GROUP, le leader mondial dans le secteur des métaux précieux, GOLD AVENUE propose à la vente plusieurs métaux précieux, avec une option de stockage sécurisée. Investissez dès aujourd’hui dans l’or.
Retrouvez notre session Questions/Réponses du 20 septembre 2023 sur l’épargne, avec Alessandro Soldati de GOLD AVENUE et Jean-Marc Sabet de b-sharpe sur Youtube : Voir notre Live
Bloquer son taux de change du franc suisse : une fausse bonne idée ?Saviez-vous que certaines banques proposent de bloquer le taux de change ? Cela permet notamment de profiter plus longtemps d’un taux avantageux et de ne plus avoir à se préoccuper des fluctuations du cours du franc suisse. Mais bloquer son taux de change, est-ce une bonne idée ? b-sharpe vous explique tout dans cet article !
Le taux de change du franc suisse
Quel est le cours du franc suisse ? Vous le savez sans doute, le cours des devises, et donc du franc suisse, évolue en permanence. Il fluctue au quotidien sur le Forex, le marché des changes. Les facteurs qui font fluctuer le cours du franc suisse, et de toutes les autres devises, sont nombreux :
- La période donnée
- La conjoncture économique
- La politique monétaire menée par les banques centrales
- La réaction des investisseurs
- Le prix des matières énergétiques…
Mais, comment savoir si un taux de change est intéressant ou pas ? Pour savoir si le taux de change que l’on vous propose est avantageux et ainsi déterminer si la marge prélevée par votre intermédiaire financier est trop élevée, vous pouvez le comparer au taux de référence (ou « taux interbancaire »). Il s’agit du taux auquel les banques s’échangent entre elles. Vous pouvez le trouver sur tous les sites de données financières.
Avec des intermédiaires financiers innovants, vous pouvez changer des devises en ligne et profiter de taux de change avantageux, par rapport à ceux proposés par les acteurs traditionnels comme les banques, ou les bureaux de change.
Comment bloquer son taux de change du franc suisse : le contrat de vente à terme
Pour tous vos échanges financiers entre la France et la Suisse (rapatrier son salaire, faire des virements…), vous devez prendre en compte le taux de change et trouver le moment le plus judicieux pour effectuer vos virements, afin de ne pas perdre au change. Certaines personnes ont décidé d’opter pour le blocage du taux de change. On parle alors de vente à terme.
La vente à terme, quésaco ?
La vente à terme est un contrat signé entre un particulier et une banque. Elle permet de verrouiller le taux de change, à un taux qui sera appliqué au cours de toutes les conversions de devises, pour une période donnée. Il s’agit généralement d’une durée fixée à 3, 6 ou 12 mois. Ainsi, dans le cadre d’une conversion de francs suisses en euros, la vente en terme engage le client à vendre un certain nombre de francs suisses à sa banque, chaque mois, en échange d’un certain nombre d’euros, au taux indiqué dans le contrat.
Bloquer son taux de change suisse : avantages et inconvénients
Le blocage du taux de change semble, à première vue, très avantageux. Cela permet notamment de profiter plus longtemps d’un taux avantageux et de ne plus avoir à se préoccuper des fluctuations du cours du franc suisse. Pour un particulier, c’est donc se protéger d’une éventuelle variation du taux de change en sa défaveur. Il n’a plus à surveiller les taux ou chercher le meilleur moment pour effectuer ses transactions, car sa banque se charge de la conversion.
Toutefois, ce processus présente des inconvénients indéniables. Tout d’abord, le particulier fixe un taux avec sa banque et ne pourra donc pas profiter d’un taux plus avantageux, si celui-ci évolue de manière favorable. De plus, le blocage du taux a un coût : la banque demande des frais de dossier et s’accorde une marge parfois conséquente sur les transactions. Enfin, des frais et pénalités peuvent être prélevés par la banque, si vous ne versez pas votre salaire dans les temps contractuels. Avec la vente à terme, le client est contractuellement obligé de verser des sommes mensuelles à sa banque. Mais si les aléas de la vie (problème financier, dépenses imprévues, licenciement) l’empêchent de régler les sommes dues, la banque pourra réclamer des frais de pénalités. Le blocage du taux de change présente donc un risque financier à ne pas négliger.
b-sharpe, une alternative au blocage du taux de change en Suisse
Heureusement, d’autres alternatives existent pour profiter d’un taux de change favorable, pour toutes vos conversions, sans avoir à recourir au blocage du taux (ou vente à terme). b-sharpe, convertisseur de devises en ligne, vous offre une solution économique, simple d’utilisation, rapide et sécurisée pour tous vos échanges de devises, avec des frais de change réduits.
Un convertisseur de devises en ligne fiable et sécurisé
Les clients de b-sharpe peuvent bloquer leur taux de change, en temps réel, et disposent de 48 heures pour effectuer leur transaction.
Surveiller les taux grâce aux alertes
Avec b-sharpe, soyez alertés lorsque vos devises atteignent le taux de change souhaité, et suivez l’évolution du cours de plus de 20 devises. Paramétrez des alertes de taux dans votre espace client et soyez prévenus au meilleur moment pour effectuer vos transactions.
Comment fonctionne le service de change CHF/EUR de b-sharpe?
Le convertisseur de devise de b-sharpe se distingue par sa simplicité d’utilisation ! Seules trois étapes suffisent pour changer vos francs suisses en euros.
- Création de l’opération sur votre espace client b-sharpe : détaillez votre opération et indiquez le montant que vous souhaitez changer dans la devise cible, ainsi que le compte sur lequel seront versés les fonds.
- Envoi des fonds à b-sharpe depuis votre compte bancaire : depuis votre application bancaire, effectuez un virement bancaire vers l’IBAN b-sharpe que vous pouvez télécharger dans votre espace client ou retrouver dans votre confirmation de change
- b-sharpe réalise le virement dans la devise cible: dès réception de vos fonds, ils seront changés puis envoyés sur le compte bénéficiaire !
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3ème pilier : faut-il le retirer ou l’alimenter après avoir quitté la Suisse ?Qu’est-ce que le 3ème pilier suisse ?
Pour rappel, le 3ème pilier fait partie du système de protection sociale en Suisse, défini par la constitution. Tous les travailleurs suisses sont concernés, quels que soient leurs salaires. Comment fonctionne le 3ème pilier ? Zoom sur ce système complexe et ses spécificités.
Le système des trois piliers
Le système de sécurité sociale et de prévoyance suisse est basé sur trois piliers :
- Le premier pilier concerne la sécurité sociale de base, l’assurance vieillesse et survivants, ou AVS.
- Le deuxième pilier couvre la prévoyance professionnelle et l’assurance retraite, réglementé par la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle (la fameuse LPP ! ). Il s’applique également aux travailleurs transfrontaliers.
- Le troisième pilier : il s’agit de la prévoyance privée. Celle-ci est facultative et volontaire. Le 3ème pilier permet de compléter son deuxième pilier et de se constituer une épargne-retraite. Cela comprend donc les différents produits d’assurance, tels que l’épargne, les assurances-vie ou les fonds de placement.
Les différents types de 3ème piliers
Comment s’y retrouver dans ce système de prévoyance suisse quelque peu complexe ? Sans rentrer dans le détail, il n’y a pas une, mais plusieurs formes de 3ème pilier :
- Le 3ème pilier A ( prévoyance liée) modèle bancaire. Il permet aux personnes actives (salariés, indépendants, chômeurs) de procéder à des versements, déduits de leurs revenus. Au moment de la déclaration d’impôts, ces versements permettent en principe de réduire sa fiscalité. Les versements sont libres, ils peuvent être arrêtés à tout moment, mais ils sont plafonnés.
- Le 3ème pilier A (prévoyance liée) modèle assurance. Il reprend les caractéristiques du 3ème pilier A, avec la possibilité de choisir en plus une prestation de type “capital décès” ou “invalidité”. Contrairement au 3ème pilier A modèle bancaire, les versements ne sont en général pas libres.
- Le 3ème pilier B (modèle assurance). Il permet aux personnes vivant en Suisse, actives ou inactives, de verser des montants sur un contrat d’assurance-vie. Celui-ci peut prendre plusieurs caractéristiques (fonds dynamique, monétaire…). La durée de ce type de contrat dépend du produit et des compagnies, avec un minimum de 5 ans (jusqu’à 20 ans). En cas de retrait anticipé (ce qui signifie qu’on décide d’arrêter de verser sur contrat), d’importantes pénalités sont calculées.
Le 3ème pilier pourra donc être souscrit soit auprès d’une banque, soit auprès d’une compagnie d’assurance.
Que choisir, 3ème pilier A ou B ? Tout dépend de votre situation et du niveau d’assurance souhaité, de votre taux d’imposition et de la fiscalité en vigueur dans votre lieu de résidence.
Quand peut-on toucher ou retirer le 3ème pilier ?
Il existe plusieurs cas de figure dans lesquels un salarié en Suisse peut retirer des fonds de son 3ème pilier lié (ou 3A) :
- Un départ définitif du pays (c’est l’objet de cet article !)
- Le fait de devenir travailleur indépendant
- L’achat d’un bien immobilier pour sa résidence principale
- Le changement de système 3ème pilier, en passant à une autre option (3ème pilier B). Il est alors possible de transférer les fonds.
- En cas d’invalidité
Pour le 3ème pilier libre (ou 3B), les conditions de retrait ou de résiliation sont plus libres. La date de retrait initiale est mentionnée dans la police d’assurance, sur votre contrat. Mais il est également possible de retirer les sommes du 3ème pilier B quand vous le souhaitez sans motif à invoquer.
Quel est le plafond du 3ème pilier en 2022 ?
En 2022, le montant maximal d’épargne sur votre 3ème pilier est similaire à celui de 2021.
Partout en Suisse, les versements que vous pouvez effectuer entre le 1er janvier et le 31 décembre 2022 sont plafonnés :
- à 6 883 CHF si vous êtes salarié et affilié à une caisse de pension
- à 34 416 CHF si vous êtes indépendant et sans 2ème pilier (plafond limité à 20% de vos revenus nets annuels)
Attention : Ces plafonds concernent le 3ème pilier A. Le plafond relatif au 3ème pilier B dépend de votre situation personnelle, et peut vous être indiqué plus précisément par l’administration fiscale de votre canton.
Je quitte la Suisse : et mon 3ème pilier ?
Votre carrière en Suisse s’achève ? Vous serez alors en droit de retirer la totalité de votre 3e pilier lié. En quittant la Suisse, vous souhaitez bien souvent continuer à alimenter ce produit de retraite et de prévoyance…
Malheureusement, seules deux possibilités s’offrent à vous :
- Conserver votre compte en CHF en Suisse (beaucoup de banques suisses encouragent pourtant leurs clients non-résidents en Suisse à fermer leur compte)
- Payer (très cher) un compte bancaire en Suisse pour seulement quelques transferts par an
Est-ce qu’il vaut mieux retirer à contrecœur votre 3ème pilier, ou continuer à l’alimenter malgré les nombreux frais engendrés ? b-sharpe vous propose une solution très simple et très économique pour continuer à alimenter votre 3ème pilier !
Faut-il continuer à alimenter son 3ème pilier quand on quitte la Suisse ?
Dans le cas du 3ème pilier A, il n’y a a priori aucun intérêt à continuer de l’alimenter, car l’avantage fiscal n’existe que pour les personnes qui résident en Suisse ou qui y travaillent. En 2021, l’intérêt fiscal a même été supprimé pour tous les particuliers frontaliers n’ayant pas le statut fiscal de quasi-résident, soit une grande partie d’entre eux. Dans ce cas précis, le retrait du 3ème pilier est donc la meilleure option.
Dans le cas du 3ème pilier B, des pénalités de remboursement anticipé sont appliquées en cas de retrait avant le terme prévu du contrat. Ces pénalités sont particulièrement dissuasives (elles représentent plusieurs milliers de francs suisses), et il est donc préférable, si cela est possible, de continuer à l’alimenter depuis l’étranger.
Mais la question des frais de change se pose, car habitant hors de Suisse, le souscripteur devra alimenter son 3ème pilier en francs suisses, alors même qu’il est payé dans une autre devise. Des opérations de change seront donc nécessaires via un convertisseur de devise…
Comment alimenter un 3ème pilier quand on n’habite plus en Suisse ?
Vous vivez désormais hors de Suisse, mais souhaitez continuer à participer à votre système de prévoyance suisse ? Voici les différentes possibilités pour alimenter un 3ème pilier.
Prenons l’exemple le plus courant d’une personne qui a des euros à sa disposition :
- Envoyer directement des euros (ou toute autre devise) pour alimenter le 3ème pilier. La compagnie d’assurance peut mettre à disposition un compte de dépôt de prime en CHF (gratuit, mais ce compte en CHF dédié à recevoir les primes du 3ème pilier est à demander explicitement) au détenteur du 3ème pilier. Il pourra alors effectuer un transfert international depuis son compte euros, qui engendrera des frais. De plus, lorsque les euros arriveront sur le compte en francs suisses, ils seront changés à un taux en général peu favorable (la banque appliquera une marge allant de 1,65 à 2%, ainsi que des commissions de changes supplémentaires dans certaines banques).
- Conserver un compte en CHF dans une banque en Suisse. Si la banque suisse l’autorise, il est possible de conserver son compte en CHF après son départ de Suisse. Cela permet d’avoir un compte à partir duquel effectuer les paiements nécessaires afin d’alimenter le 3ème pilier. Il faudra dans ce cas alimenter ce compte. C’est également une solution potentiellement très coûteuse si l’argent est envoyé directement depuis le compte euros à l’étranger, avec en plus les frais mensuels de la banque en Suisse.
- Passer par b-sharpe : pour éviter ces frais importants, et faciliter la vie des expatriés dans cette situation, b-sharpe met à disposition de ses clients un compte multidevises ainsi qu’un convertisseur euro franc suisse. Le fonctionnement est le suivant : le client transfère sans frais des euros sur le compte EUR fourni par b-sharpe (ce transfert est un virement SEPA, donc sans frais). À réception de ces euros, b-sharpe les change en francs suisses et les transfère : soit sur le compte de dépôt de prime en CHF du 3ème pilier, soit directement en règlement du BVR (bulletin de versement).
Pourquoi utiliser un service de change en ligne ?
Avec cette dernière solution, les clients concernés gagnent sur tous les tableaux, car :
- Il n’est pas nécessaire de conserver un compte bancaire en Suisse
- Il n’y a aucuns frais de transfert (puisque c’est un virement SEPA)
- Les faibles marges de change de b-sharpe vous permettent de diviser par 3 les frais pratiqués par les banques
- b-sharpe est un service sans abonnement, sans frais d’inscription, et totalement sécurisé avec l’assurance incluse de 3 millions contre le hacking ou le détournement de fonds
Commencez à utiliser b-sharpe et alimentez à moindres frais votre 3ème pilier tout en faisant des économies importantes sur vos opérations de change ! 100% en ligne, b-sharpe est simple d’utilisation : 5 minutes suffisent pour s’inscrire à notre service de change de devises.
Importer un véhicule en Suisse : procédure, documents et tarifsSelon les cas, la procédure à suivre pour l’importation d’un véhicule en Suisse est plus ou moins complexe. Quels que soient le type de véhicule importé et ses conditions d’arrivée sur le territoire helvétique, voici toutes les formalités qu’il vous faudra remplir.
La procédure d’importation
Bureau de douane
Lorsque vous importez un véhicule sur le territoire suisse, il est nécessaire de vous adresser à un bureau de douane compétent pour les marchandises de commerce. Celui-ci, présent à tout poste-frontière occupé durant les heures d’ouverture au trafic touristique, vous fournira une preuve de dédouanement pour la somme de 20 francs suisses.
Ces postes sont aptes à vous fournir le Certificat de prise en note 15.25 grâce auquel vous disposez de deux jours ouvrables pour déclarer votre véhicule.
L’idéal demeure toutefois de prévenir les services de douane de votre venue à l’avance, afin de vous munir du document officiel d’attestation de dédouanement dès le franchissement de la frontière.
Service cantonal
En complément du paiement des droits de douane, votre véhicule doit être admis à la circulation sur le territoire helvétique (autoroutes et semi-autoroutes) via l’autorisation du service cantonal.
Un contrôle technique est ainsi effectué par l’Office cantonal de la circulation routière selon le respect des critères suivants :
- prescriptions sur le bruit ;
- prescriptions sur le gaz d’échappement ;
- modalités de construction du véhicule ;
- modalités d’équipement du véhicule ;
- immatriculation du véhicule en leasing ;
- réception par type.
Une fois la redevance de circulation acquittée (celle-ci diffère entre véhicule léger et poids lourd) et la preuve de votre dédouanement délivrée par le bureau de douane, une vignette d’une valeur de 40 francs suisses vous est délivrée.
Les documents à fournir
Dédouanement
Afin de vous acquitter des droits de douane à l’entrée, il est nécessaire de fournir les documents suivants :
- contrat de vente ou facture ;
- permis de circulation ou certificat d’immatriculation ;
- pièce d’identité valide ;
- déclaration e-dec (douane d’importation) ;
- preuve d’origine fournie par le vendeur (selon les cas).
Notez qu’il est possible d’avoir recours aux services d’un partenaire pour déléguer la gestion de ces formalités douanières, par exemple :
- une agence de douane ;
- une entreprise de logistique ;
- une maison d’expédition.
Si vous optez pour cette solution, veillez à faire votre choix avant l’importation. Dans ce cas de figure, les redevances douanières seront prises en charge par le partenaire en question avant de vous être facturées.
Déménagement
Dans l’optique où vous emménagez en Suisse en tant que résident et souhaitez importer votre véhicule, on observe deux cas de figure :
- La date d’achat de votre véhicule remonte à moins de 6 mois. Dans ce cas, vous disposez d’un délai d’un mois pour fournir les documents demandés et faire immatriculer votre véhicule.
- La date d’achat de votre véhicule remonte à plus de 6 mois. Dans ce cas, vous disposez d’un délai d’un an et êtes éligible à l’exonération des droits de douane et TVA, sous condition de ne pas revendre votre véhicule dans l’année qui suit.
Dans tous les cas, vous devrez fournir :
- une carte grise ;
- une pièce d’identité ;
- une facture prouvant la date d’achat et la valeur du véhicule ;
- un permis de travail/de séjour, assurance d’autorisation de séjour ou autorisation d’établissement.
À noter : Si vous souhaitez bénéficier de l’exonération, une copie de la demande de dédouanement pour effets de déménagement vous sera demandée.
Si vous n’êtes pas éligible à l’exonération, vous serez assujetti à :
- une TVA de 8% ;
- un impôt de consommation de 4% ;
- des taxes et droits de douane.
Importation temporaire
Toute importation temporaire à but purement touristique est autorisée sans déclaration de douane dans la limite d’un an de présence sur le territoire helvétique.
Attention toutefois, des restrictions s’imposent pour :
- les travailleurs ;
- les voyageurs d’affaires ;
- les étudiants étrangers.
TVA et Droits de douane
Type de véhicule
Le montant des droits de douane appliqués diffère selon le type de véhicule importé dont il est question :
- remorque : 12 CHF pour 100 kg ;
- caravane : 19 CHF pour 100 kg ;
- deux roues : 37 CHF pour 100 kg ;
- voiture de tourisme : entre 12 et 15 CHF pour 100 kg ;
- camping-car : entre 12 et 15 CHF pour 100 kg ;
- embarcation : entre 30 et 45 CHF pour 100 kg.
Taux et calculs
Les droits de douane sont calculés sur la base du poids du véhicule importé et ne dépendent pas de son ancienneté ; ces tarifs reposent sur les Tares.
Toutefois, des cas particuliers s’appliquent pour les véhicules en provenance d’États ayant conclu un accord de libre-échange avec la Suisse. Les biens qui en sont importés peuvent alors être franchisés de droits de douane, ou bénéficier de préférences tarifaires.
À noter : Une preuve d’origine valable est alors demandée pour confirmer ladite franchise.
Concernant les taux d’imposition, ceux-ci représentent 4% de la valeur totale du véhicule (convertie en francs suisses) en accord avec le règlement R-68. Cette dernière inclut le prix de vente ou prix de reprise.
Si le véhicule a été offert par un tiers ou que les informations viennent à manquer, le bureau des douanes se réserve le droit d’estimer la valeur dudit véhicule.
Bon à savoir : Vous trouverez ici les formulaires associés à l’impôt sur les véhicules automobiles.
La TVA applicable respecte le taux normal de 7,7%, conformément à la réglementation en vigueur.
Émissions de CO2
La révision de la Loi CO2 montre l’importance accordée au sujet par la Suisse.
Au-delà d’un certain seuil d’émission, des sanctions sont ainsi prises par :
- l’Office fédéral des routes (OFROU) pour les petits importateurs ;
- l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) pour les grands importateurs.
Pour de plus amples informations, un outil de calcul des sanctions appliquées est à votre disposition.
Exemple d’importation de véhicule
Il y a 3 ans, vous avez fait l’acquisition d’une Renault Clio de 90 chevaux et d’un poids de 1200 kg que vous souhaitez aujourd’hui importer en Suisse.
- Vous vous adressez au service de douanes compétent pour le traitement de votre demande et fournissez les documents nécessaires.
- Vous êtes résident : votre véhicule a été acheté il y a plus de 6 mois, vous bénéficiez donc de l’exonération de TVA et droits de douane.
Vous n’êtes pas résident : vous devrez vous acquitter d’une TVA à hauteur de 8% de la valeur d’achat du véhicule, d’un impôt de consommation de 4%, ainsi que des droits de douane.
- Les droits de douane s’élèvent à un maximum de 15 CHF par tranche de 100 kg pour un véhicule de tourisme. Votre Clio engendrera donc 12 x 15 = 180 CHF de droits de douane en tant que non résident, tout au plus.
- Restera alors à vous préoccuper des émissions de CO2 de votre véhicule, ainsi que de son admission à la circulation par le service cantonal concerné.
Les modalités d’importation d’un véhicule en Suisse dépendent donc autant de ses caractéristiques que de son pays de provenance et de votre statut. Cette procédure est gérée aussi bien lors du franchissement de la frontière qu’au niveau des cantons.
Cotisations CMU frontalier, des remboursements sont possibles !Vivre en France, travailler en Suisse : qu’en est-il de mon assurance maladie ?
Être un travailleur transfrontalier implique un grand nombre de démarches administratives : changement de compte en banque, d’assurance maladie, remplir sa déclaration d’impôts différemment… La France et la Suisse ont signé un accord permettant au salarié transfrontalier de choisir son régime d’assurance maladie. Il a donc la possibilité de s’affilier soit au système suisse, soit au système français :
- En Suisse, le salarié peut s’affilier auprès de la caisse d’assurance maladie locale, sous le régime légal suisse de LAMal.
- En France, il peut s’affilier au Régime de Sécurité sociale des frontaliers (CMU), auprès de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie.
Bon à savoir : une fois votre choix fait entre LAMal et la CMU, la décision est définitive. Il convient donc de comparer attentivement ces deux options. Vous avez trois mois, lors de votre prise de poste en Suisse, pour choisir. Une fois ce délai dépassé, si vous n’avez pas choisi d’assurance maladie, alors vous serez automatiquement affilié au régime de la Suisse, la LAMal.
Alors, CMU ou LAMal ? Mais quels sont les avantages et les inconvénients de ces deux options ?
L’assurance maladie frontalier côté suisse : la LaMal
La LaMal (qui signifie Loi fédérale sur l’assurance maladie) est le système d’assurance maladie obligatoire en Suisse. En souscrivant à cette assurance, les Français travaillant en Suisse pourront bénéficier de la couverture santé suisse. C’est un avantage de taille, le système de santé suisse étant réputé pour la qualité de ses soins. Il offre également à ses assurés une très grande liberté dans le choix des prestataires de soins ou des médecins. Par exemple, en Suisse, il est possible de consulter un spécialiste directement sans avoir à voir un médecin généraliste au préalable. Les délais de remboursement des frais médicaux sont aussi plus courts.
Toutefois, il faut savoir que le montant des primes de cotisation à la LaMal est élevé, bien plus que les cotisations de la Sécurité sociale française. Si vos revenus en tant que travailleur transfrontalier ne sont pas élevés, cela peut être une contrainte de taille. Comparez bien les montants et les sommes engagées avant de faire votre choix. De plus, pour profiter d’une couverture santé la plus complète possible, beaucoup de transfrontaliers décident de souscrire à une couverture complémentaire en France, ce qui engendre des coûts supplémentaires.
Dans le cadre de l’assurance maladie suisse, vous aurez à payer une prime mensuelle, à laquelle s’ajoutent une franchise et une quote-part de 10 %. Pour les travailleurs frontaliers, cette franchise s’élève obligatoirement à 300 CHF (soit 321 euros environ après conversion de devise) par année civile pour les adultes. Les enfants ne sont pas soumis à la franchise sur leur contrat. Concrètement, cela signifie que les 300 premiers francs suisses dépensés pour vos soins couverts par la LAMal, resteront à votre charge.
En France, la CMU frontalier
Qu’est-ce que la CMU frontalier – Couverture Universelle pour les frontaliers ?
La CMU frontalier, à ne pas confondre avec la CMU traditionnelle (la Protection universelle maladie), désigne historiquement un régime d’assurance pour les frontaliers. La CMU permet aux travailleurs frontaliers en Suisse :
- d’être affiliés à un régime français
- d’accéder à une couverture de soins médicaux en France et en Suisse sous certaines conditions.
La CMU (Couverture Maladie Universelle) propose aux travailleurs frontaliers une couverture des soins identique au Régime général d’assurance maladie français (la sécurité sociale). Le système de la CMU frontalier s’applique spécifiquement aux frontaliers qui ne choisissent pas de s’affilier à la LaMal en Suisse.
Cependant la couverture de la CMU reste limitée, notamment pour les soins qui coûtent cher : l’hospitalisation, les soins dentaires et les soins d’optique. C’est pourquoi la majorité optent pour des assurances complémentaires. Avec la CMU, les frontaliers peuvent bénéficier des soins en Suisse, sous certaines conditions.
Les remboursements de la CMU pour frontalier
Pour calculer le montant de la prime d’assurance que vous aurez à payer, l’administration française demande aux frontaliers de faire une déclaration de revenus.
Or, l’expérience montre que la très grande majorité des travailleurs frontaliers se trompe dans cette déclaration, et la plupart déclarent trop, ce qui signifie que la plupart des frontaliers payent trop cher leur prime d’assurance maladie CMU.
Pourquoi l’assurance maladie des frontaliers en France est obligatoire ?
Avez-vous rempli correctement votre déclaration CMU pour frontaliers ?
Suivant la période de l’année à laquelle vous vous êtes inscrit, vous devez déclarer vos revenus de l’année passée ou deux ans auparavant. Ces revenus se trouvent sur l’avis d’imposition français correspondant. Il existe différents types de revenus que vous devez déclarer, mais aussi différents frais qui viennent en déduction. Le site de l’URSSAF propose une liste de tout ce que vous devez et pouvez reporter lors de votre déclaration, ainsi qu’une notice explicative de déclaration des revenus.
En résumé, sur votre avis d’impôts, les principales informations fiscales prises en considération pour le calcul de la CMU sont :
- les “salaires, pensions, rentes nettes”
- les revenus perçus par le foyer fiscal
- la CSG déductible
- le revenu fiscal de référence
Les indications pour remplir le document déclaratif ne sont pas toujours des plus limpides, et l’expérience montre qu’environ 80 % des frontaliers ayant fait leur déclaration se sont trompés et ont trop déclaré. C’est ce qu’avance David Talerman, spécialiste des frontaliers et auteur du livre “Travailler et vivre en Suisse”.
Dans quels cas peut-on récupérer une partie de la cotisation CMU ?
Ce que beaucoup de frontaliers ne savent pas, c’est qu’il est par exemple possible de déduire des revenus le montant de la cotisation CMU payé la même année ou encore les pensions alimentaires versées.
Le calcul de la prime CMU est étroitement lié à la déclaration fiscale. Plus votre situation fiscale est “complexe” (marié, revenus de source différente, déductions fiscales mises en place…), plus la probabilité que vous vous trompiez dans votre déclaration CMU au CNTFS est importante.
En réalité, les éléments qui entrent en ligne de compte pour le calcul de la prime sont nombreux et très divers (et concernent potentiellement le statut fiscal du conjoint en activité en France) ce qui complexifie le calcul de la prime.
En cas d’erreur dans le calcul de la prime CMU, il y a une rétroactivité de 3 ans
La bonne nouvelle est que vous pouvez demander une rectification, sur vos déclarations précédentes, et que vous pouvez le faire sur les 3 dernières années.
Cette demande peut se faire soit sur votre espace sur la plateforme de l’URSSAF, soit directement auprès du CNTFS.
Compte tenu de la complexité du calcul et des critères qui rentrent en ligne de compte, il peut être intéressant de passer par un professionnel.
Conclusion : agissez et récupérez du pouvoir d’achat
Que vous décidiez de faire votre rectification CMU par vous-même ou avec l’aide de professionnels, vous avez désormais toutes les informations nécessaires pour récupérer une partie de votre cotisation CMU.
Qu’est-ce que le Centre National des Travailleurs Frontaliers Suisses ?
Le CNTFS est le Centre National des Travailleurs Frontaliers Suisses, qui est un organisme pour les salariés français frontaliers qui travaillent en Suisse. Directement lié à l’URSSAF, le CNTFS calculera votre cotisation maladie et gère l’encaissement des sommes reçues sur la base des déclarations de revenus.
Qu’est-ce que l’URSSAF – Union de Recouvrement pour la Sécurité Sociale et les Allocations Familiales ?
L’URSSAF est un organisme officiel qui se charge principalement de collecter les cotisations et contributions de Sécurité sociale auprès des entreprises. Il supervise la perception des primes d’assurance maladie des frontaliers.
Qu’est-ce que la CMU frontalier – Couverture Maladie Universelle pour les Frontaliers ?
La CMU frontalier, à ne pas confondre avec la CMU traditionnelle, désigne historiquement un régime d’assurance pour les frontaliers, aujourd’hui appelé CNTFS. La CMU permet aux travailleurs frontaliers en Suisse :
- d’être affiliés à un régime français
- d’accéder à une couverture de soins médicaux en France et en Suisse sous certaines conditions.
Les nouveaux tarifs 2025 de l’assurance maladie des frontaliers
Les tarifs de la LaMaL en Suisse augmentent chaque année. Mais pour 2025, il faut s’attendre à une hausse conséquente pour les 215 000 frontaliers qui traversent tous les jours la frontière pour aller travailler en Suisse voisine.
Comment l’expliquer ? Les dépenses de santé en Suisse augmentent de manière significative année après années. Pour 2024, le pays prévoit une hausse de 3,6 % , atteignant 95,3 milliards de francs, et de 3,2 % en 2025, pour un total estimé à 98,4 milliards de francs.
Pour soulager les ménages suisses et harmoniser les montants des primes d’assurance entre les cantons, un dispositif de solidarité a été instauré. ll implique que les assureurs, dont les assurés sont en meilleure santé, donc à plus faible risque, devront payer des primes plus élevées pour compenser.
Quel impact pour les travailleurs transfrontaliers ? Ce changement aura bel et bien un impact direct sur les travailleurs frontaliers. En effet, leur moyenne d’âge est de 38 ans, soit bien inférieure à celle des résidents suisses (54 ans). Les transfrontaliers constituent donc population moins à risque sur le plan médical. Ils devront ainsi contribuer à cette solidarité pour aider à équilibrer le financement de l’assurance maladie en Suisse.
Souscrire à une mutuelle complémentaire : le choix de nombreux travailleurs transfrontaliers
Si vous avez opté pour la CMU, vous devez garder en tête que sa couverture reste généralement insuffisante. Ainsi, beaucoup de travailleurs transfrontaliers entre la France et la Suisse décident de souscrire à une complémentaire santé (ou une mutuelle pour compléter la prise en charge de leurs frais de santé. Des offres dédiées aux frontaliers existent. Ces mutuelles peuvent couvrir une partie des frais d’hospitalisation, des consultations médicales, des soins dentaires ou optiques, souvent mal pris en charge par le régime de base.
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En savoir plus
Déclaration d’impôts du frontalier suisse en France : étapes, formulaires et piègesVoici comment remplir votre déclaration d’impôts en France quand vous êtes frontalier suisse, étape par étape. Vous verrez d’abord où votre salaire est imposé selon votre canton, puis quels formulaires et quelles cases utiliser, quel taux de change appliquer, et enfin comment corriger une erreur.
Où votre salaire suisse est-il imposé ? Cela dépend de votre canton
Si vous vivez en France et y avez votre résidence fiscale, vous devez déclarer en France votre salaire perçu en Suisse, même si votre employeur prélève déjà un impôt à la source en Suisse.
En revanche, cela ne signifie pas forcément que vous paierez votre impôt sur le revenu en France. Tout dépend de votre canton de travail et de votre statut de frontalier suisse.
Pour savoir où votre salaire est imposé, deux textes sont à connaître :
- La convention fiscale franco-suisse du 9 septembre 1966 : elle fixe les règles permettant notamment d’éviter une double imposition entre la France et la Suisse. Elle a été modifiée par un avenant entré en vigueur le 24 juillet 2025, avec de nouvelles règles de télétravail applicables depuis le 1er janvier 2026 (source : SFI).
- L’accord du 11 avril 1983 : il concerne les frontaliers travaillant dans huit cantons suisses et prévoit un régime fiscal spécifique, avec ses propres règles concernant notamment le télétravail.
En pratique, la première chose à vérifier avant de remplir votre déclaration est donc simple : dans quel canton travaillez-vous et de quel régime fiscal relevez-vous ?
Le tableau ci-dessous vous permet d’identifier rapidement où votre salaire suisse est imposé et ce que vous devez déclarer en France, selon votre canton de travail et votre situation.
Où votre salaire suisse est-il imposé ?
| Votre situation | Lieu d’imposition | Ce que vous déclarez en France |
|---|---|---|
| Travailleur frontalier des 8 cantons de l’accord (VD, VS, NE, JU, BE, BS, BL, SO) | En France | Revenu imposable en France (CAS 1) |
| Salarié du privé à Genève ou dans un autre canton hors accord | Retenue à la source en Suisse | Revenu avec crédit égal à l’impôt français (2A, en règle générale) |
| Personnel navigant international, artiste, sportif | Règles conventionnelles spécifiques | Situation 2B |
| Rémunération exonérée (certaines ONG) | Aucun prélèvement | Situation 3 |
| Plus de 45 nuitées par an (temps plein) | Perte du statut de 1983 : règles de la convention | 2A ou 3 selon la situation |
Si vous travaillez dans l’un des 8 cantons de l’accord : imposition en France
Pour devenir travailleur transfrontalier au sens de l’accord, vous devez :
- être salarié du secteur privé ;
- rentrer en règle générale chaque jour en France ;
- ne pas dépasser 45 nuitées par an sur place pour un temps plein, plafond réduit proportionnellement pour un temps partiel (source : impots.gouv.fr).
Avec ce statut, votre salaire suisse est imposé en France, selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu, comme pour un salarié français.
Pour éviter que votre employeur suisse ne prélève un impôt à la source, vous devez lui remettre l’attestation 2041-AS avant votre prise de poste. Ensuite, chaque année, vous devez renouveler cette démarche avant le 1ᵉʳ janvier, généralement avec l’attestation 2041-ASK reçue à l’automne. Vos cotisations sociales, elles, continuent d’être prélevées directement par votre employeur.
Comme votre employeur ne prélève pas l’impôt français sur votre salaire, vous le payez sous forme d’acomptes mensuels ou trimestriels. Pensez à les anticiper, surtout lors de votre première année comme frontalier, afin d’éviter un rattrapage important.
Enfin, pour conserver ce statut, vous devez en principe rentrer régulièrement à votre domicile en France. Un trajet aller-retour de 3 heures maximum permet de présumer ce retour quotidien. Au-delà, vous pouvez toujours conserver le statut, mais vous devez être en mesure de prouver vos retours, par exemple avec des justificatifs de kilométrage ou de péage.
💡 Bon à savoir :
Vous pouvez télétravailler depuis la France jusqu’à 40 % de votre temps annuel tout en restant imposé en France. Jusqu’à 10 jours de mission peuvent être inclus dans ce quota. Au-delà, certaines missions peuvent remettre en cause ce régime fiscal (source : ministère de l’Économie).
Si vous travaillez à Genève ou hors des 8 cantons : imposition à la source en Suisse
Si vous travaillez à Genève, votre situation est différente de celle des frontaliers relevant de l’accord de 1983. Genève n’en fait pas partie : votre impôt est donc prélevé directement à la source en Suisse, chaque mois sur votre salaire.
Vous devez malgré tout déclarer ce revenu en France. Il est pris en compte pour calculer le taux d’imposition applicable aux autres revenus de votre foyer, mais vous bénéficiez d’un crédit d’impôt égal à l’impôt français correspondant, afin d’éviter une double imposition.
Si votre rémunération n’est pas soumise au barème suisse, comme cela peut être le cas pour certaines ONG, vous relevez alors de la situation 3.
Si vous travaillez à Genève, deux points méritent une attention particulière :
- Votre statut de quasi-résident : si au moins 90 % de vos revenus bruts mondiaux sont imposables en Suisse (en tenant compte des revenus du couple si vous êtes marié), vous pouvez demander chaque année une taxation ordinaire ultérieure (TOU). Ce dispositif peut notamment vous permettre de faire valoir certaines déductions. Si vous êtes pacsé, mieux vaut vérifier directement votre situation auprès de l’administration fiscale genevoise.
- Votre part de télétravail : vous pouvez télétravailler jusqu’à 40 % de votre temps de travail annuel, avec jusqu’à 10 jours de missions inclus dans ce seuil, tout en restant imposé à Genève. Si votre télétravail dépasse lui-même 40 %, les jours télétravaillés deviennent imposables en France dès le premier jour. Si ce sont uniquement les jours de mission qui dépassent les seuils prévus, seul l’excédent est imposé en France. Ce seuil de 40 % s’appliquait déjà en 2025 (source : État de Genève).
⚠️ Attention : les règles fiscales et sociales ne sont pas les mêmes. Côté fiscalité, le seuil de télétravail est de 40 % pour conserver le régime d’imposition prévu. Côté sécurité sociale, vous pouvez, sous conditions et avec une attestation A1, télétravailler moins de 50 % de votre temps tout en restant affilié au régime social suisse (source : Cleiss).
Les formulaires à remplir : 2042, 2047 et 2047-SUISSE
Pour déclarer votre salaire suisse en France, vous aurez généralement besoin de trois documents : la déclaration 2042, l’annexe 2047 pour vos revenus perçus à l’étranger et la fiche 2047-SUISSE pour calculer votre revenu imposable.
Selon votre situation, d’autres formulaires peuvent s’ajouter, comme la 3916 si vous détenez un compte bancaire en Suisse.
Dans quelle case de la 2042 déclarer votre salaire suisse ?
Commencez par remplir la fiche 2047-SUISSE. Le montant obtenu sera ensuite reporté dans votre déclaration 2042, dans une case différente selon votre situation fiscale.
Dans quelle case reporter votre salaire suisse ?
| Votre situation | Case de la 2042 | Mécanisme |
|---|---|---|
| Régime de 1983 (8 cantons) | 1AG (déclarant 1) à 1DG | Aucun : imposition en France |
| Retenue à la source, cas général (2A) | 1AF (déclarant 1) à 1DF | Case 8TK : crédit égal à l’impôt français |
| Personnels navigants, artistes, sportifs (2B) | 1AG à 1DG | Impôt suisse payé reporté en 8VM à 8UM |
| Rémunération non soumise au barème suisse (3) | 1AG à 1DG | Aucun crédit |
Deux erreurs sont particulièrement fréquentes :
- Déclarer deux fois votre salaire : en ligne, la fiche 2047-SUISSE reporte normalement le montant dans la 2042. Ne le saisissez donc pas une seconde fois. En situation 2B, vous devez toutefois reporter vous-même l’impôt suisse payé en cases 8VM à 8UM. Sur papier, ou si le report automatique ne se fait pas, vous devez effectuer le report manuellement.
- Saisir l’impôt suisse en case 8TK : cette case ne sert pas à indiquer le montant prélevé à la source en Suisse. Vous devez y reporter le revenu ouvrant droit au crédit d’impôt qui évite la double imposition.
À quoi sert la fiche 2047-SUISSE ?
Le formulaire 2047 sert à déclarer vos revenus perçus à l’étranger. Pour votre salaire suisse, la fiche 2047-SUISSE vous permet de calculer votre revenu net imposable, qui sera ensuite reporté dans votre déclaration 2042.
Quel taux de change CHF/EUR utiliser pour déclarer votre salaire suisse ?
Pour vos salaires 2025 déclarés en 2026, utilisez le taux fiscal de 1 CHF = 1,07 € indiqué sur la fiche 2047-SUISSE. N’utilisez ni le cours du jour ni le taux appliqué par votre banque.
Ce taux moyen s’applique aux salaires réguliers et aux frais professionnels. En revanche, pour un revenu exceptionnel, comme un retrait du 2e pilier ou des stock-options, vous devez utiliser le cours du jour de l’encaissement.
Le taux fiscal est indiqué chaque année sur la fiche 2047-SUISSE et, si vous déclarez en ligne, la conversion est automatique.
Votre déclaration d’impôts de frontalier suisse en 5 étapes
Étape 1 : rassemblez vos documents
Avant de commencer votre déclaration, préparez :
- Votre certificat de salaire suisse (Lohnausweis), qui servira à remplir la fiche 2047-SUISSE.
- Votre attestation de retenue à la source si vous êtes imposé en Suisse, ou l’attestation 2041-AE si vous déclarez des heures supplémentaires dans le cadre du régime de 1983.
- Votre attestation de cotisations d’assurance maladie : LAMal ou CMU frontaliers (Urssaf).
- Les relevés de vos comptes bancaires, notamment pour les intérêts perçus.
- Les justificatifs de vos autres revenus étrangers et de vos réductions d’impôt, par exemple pour les dons ou la garde d’enfant.
- Vos identifiants fiscaux : numéro fiscal, numéro d’accès en ligne, revenu fiscal de référence et adresse e-mail si vous devez créer ou retrouver votre espace sur impots.gouv.fr.
💡 La checklist b-sharpe avant de commencer :
- Vous télétravaillez depuis la France ? Vérifiez que vous restez sous le seuil de 40 % applicable à votre situation fiscale.
- Votre situation familiale a changé ? Mariage, PACS, naissance ou garde alternée : mettez à jour votre foyer fiscal et vos personnes à charge.
- Vous avez travaillé dans plusieurs cantons ? Remplissez une fiche par canton. Si vous avez eu plusieurs employeurs dans le même canton, regroupez-les sur la même fiche.
Étape 2 : calculez votre revenu net imposable avec la fiche 2047-SUISSE
Ne reprenez pas simplement le montant net versé sur votre compte. La fiche 2047-SUISSE permet de recalculer votre revenu net imposable à partir de votre certificat de salaire :
- A : votre rémunération brute, ajustée de certains éléments à ajouter ou à retrancher.
- B : les charges admises en déduction, comme l’AVS/AI/APG/AC/AANP, le 2e pilier obligatoire, certains rachats LPP ou la LAMal de base.
- C : votre revenu net en CHF, soit A moins B, ensuite converti en euros avec le taux fiscal.
Exemple : si le montant C est de 72 000 CHF pour 2025, vous obtenez : 72 000 × 1,07 = 77 040 € à déclarer.
Ce montant peut donc être différent du salaire brut indiqué sur votre certificat de salaire, même si les salaires en Suisse sont généralement exprimés en brut.
Étape 3 : remplissez la 2047 et la fiche 2047-SUISSE
Dans vos déclarations annexes, cochez d’abord :
- la 2047, puis « Traitements et salaires » et « 2047-SUISSE » ;
- la 3916 si vous détenez un compte en Suisse ;
- la 2047 également si vous percevez des loyers d’un bien situé à l’étranger, avec éventuellement d’autres formulaires selon votre régime, comme la 2044 au réel.
Dans la fiche 2047-SUISSE :
- Indiquez les membres du foyer concernés et le nombre de cantons dans lesquels vous avez travaillé en 2025.
- Remplissez une fiche par canton et par frontalier. Si vous avez eu plusieurs employeurs dans le même canton, regroupez-les sur la même fiche.
- Reportez les montants de votre certificat de salaire dans les rubriques correspondantes.
- Si vous relevez du régime de 1983 et avez effectué des heures supplémentaires, complétez la rubrique E avec l’attestation 2041-AE : une exonération peut s’appliquer, sous conditions, jusqu’à 7 500 €.
- Sélectionnez votre situation : CAS 1 pour l’accord de 1983, 2A pour une retenue à la source comme à Genève, 2B pour certains personnels navigants, artistes ou sportifs, ou 3 si votre rémunération n’est pas soumise au barème suisse. Ce choix détermine le calcul et les reports automatiques dans votre déclaration.
Enfin, si vous êtes affilié à la LAMal, déduisez votre cotisation obligatoire de base dans la fiche. Si vous relevez de la CMU frontaliers, reportez votre cotisation Urssaf en case 6DD de la 2042 C : elle est déductible.
Étape 4 : contrôlez les reports sur la 2042
Une fois la fiche 2047-SUISSE validée, vérifiez que les montants ont bien été reportés dans votre déclaration 2042 :
- en 1AG à 1DG si vous relevez du régime de 1983 ;
- en 1AF à 1DF et en 8TK si vous relevez du CAS 2A.
Les reports automatiques peuvent être incomplets : prenez le temps de contrôler chaque case.
Si vous relevez du régime de 1983, vérifiez aussi la rubrique « frontaliers » (8TJ/8TY, sous la case 1AG). Elle permet notamment l’envoi de votre attestation 2041-ASK pour l’année suivante.
Pour vos frais professionnels, la déduction forfaitaire de 10 % s’applique automatiquement. Si vous choisissez les frais réels, vous devez les déclarer dans la rubrique dédiée : ils ne se cumulent pas avec l’abattement de 10 %. Pensez aussi à vos autres charges déductibles, comme une pension alimentaire ou certains versements d’épargne retraite.
Enfin, si vous détenez un compte en Suisse, pensez à la déclaration 3916. Vous devez en principe y déclarer chaque compte ouvert, détenu, utilisé ou clos à l’étranger au cours de l’année. En cas d’oubli, l’amende de base peut atteindre 1 500 € par compte.
Étape 5 : vérifiez et signez avant la date limite
La date limite pour envoyer votre déclaration dépend de votre mode de déclaration et, en ligne, de votre département de résidence. Retrouvez ci-dessous les échéances à respecter en 2026.
Dates limites 2026 (revenus 2025), selon la DGFiP
| Mode de déclaration | Date limite |
|---|---|
| Papier | 19 mai 2026 |
| Internet, départements 01 à 19 et non-résidents | 21 mai 2026 à 23h59 |
| Internet, départements 20 à 54 | 28 mai 2026 à 23h59 |
| Internet, départements 55 à 974 et 976 | 4 juin 2026 à 23h59 |
Pour les principaux départements frontaliers, les zones sont les suivantes :
- Ain (01) : zone 1
- Doubs (25) et Jura (39) : zone 2
- Haute-Savoie (74) : zone 3.
La déclaration en ligne est en principe obligatoire si votre résidence principale dispose d’un accès à Internet, sauf si vous estimez ne pas être en mesure de déclarer en ligne depuis votre domicile.
Avant de signer votre déclaration, vérifiez une dernière fois :
- que vous avez utilisé le bon taux de change,
- que vous avez sélectionné la bonne situation fiscale dans la fiche 2047-SUISSE,
- que votre salaire n’a pas été déclaré deux fois,
- que votre cotisation CMU est bien reportée en case 6DD et que vous n’avez pas oublié vos autres déductions,
- que vos comptes bancaires détenus à l’étranger sont bien déclarés.
Conservez enfin tous vos justificatifs, notamment votre certificat de salaire et vos attestations de déduction. L’administration fiscale peut vous les demander en cas de contrôle.
Comment corriger une erreur dans votre déclaration ?
Vous avez fait une erreur dans votre déclaration ? Vous pouvez encore la corriger :
- Jusqu’au 30 novembre 2026 : si vous avez déclaré en ligne, utilisez le service de correction pour modifier la plupart des éléments. En revanche, la situation de famille, l’adresse et l’état civil ne peuvent pas être corrigés par ce biais.
- Après cette date : vous pouvez déposer une réclamation jusqu’au 31 décembre de la deuxième année suivant la mise en recouvrement, soit jusqu’au 31 décembre 2028 pour un impôt mis en recouvrement en 2026 (source : Service-Public).
Les erreurs les plus fréquentes concernent le taux de change, le montant déclaré, une déduction oubliée ou une mauvaise case.
Si vous travaillez à Genève, attention : l’impôt prélevé à la source en Suisse ne se renseigne pas en case 8TK. Cette case sert au mécanisme qui évite la double imposition.
Si la correction joue en votre faveur, elle peut entraîner un remboursement.
Taux fiscal et taux de change réel : quel impact sur votre salaire ?
Le taux utilisé pour votre déclaration fiscale n’est pas forcément celui auquel vous convertissez réellement votre salaire chaque mois. Votre banque ou votre prestataire de change peut appliquer une marge et des frais.
Par exemple, sur 72 000 CHF, un écart de 1 % représente 720 CHF. Comparer les conditions appliquées lors du rapatriement de votre salaire suisse peut donc avoir un impact direct sur le montant net que vous recevez en euros.
Ce que b-sharpe change sur la conversion de votre salaire
Le taux fiscal utilisé pour votre déclaration est fixé par l’administration. En revanche, vous pouvez choisir les conditions auxquelles vous convertissez votre salaire suisse en euros.
Avec b-sharpe, vous pouvez :
- connaître le taux et les frais à l’avance avant de valider votre conversion ;
- automatiser la conversion de votre salaire et son virement vers votre compte français chaque mois ;
- simuler le montant reçu en euros grâce au convertisseur CHF/EUR avant d’effectuer l’opération.
⚠️ Attention : cet article est informatif et ne constitue pas un conseil fiscal. b-sharpe, service de change, ne remplit pas votre déclaration : pour un cas particulier, rapprochez-vous d’une fiduciaire ou d’un expert-comptable.
Questions fréquentes sur la déclaration d’impôts du frontalier suisse
Un frontalier suisse doit-il déclarer ses impôts en France et en Suisse ?
Si vous êtes résident fiscal en France, vous devez toujours y déclarer vos revenus suisses. En revanche, le pays qui prélève effectivement l’impôt dépend de votre situation : si vous relevez de l’accord de 1983, votre salaire est imposé en France ; si vous travaillez à Genève, l’impôt est prélevé à la source en Suisse et un crédit d’impôt évite que ce même revenu soit imposé une seconde fois en France.
Quel taux de change utiliser pour déclarer son salaire suisse ?
Pour vos rémunérations 2025, utilisez le taux de 1 CHF = 1,07 €, correspondant à la moyenne annuelle admise par l’administration fiscale. Ce taux peut donc être différent du cours du jour. En revanche, un revenu exceptionnel doit être converti au cours du jour de son encaissement.
Les frontaliers de Genève sont-ils imposés à la source en Suisse ?
Oui. Comme Genève ne fait pas partie de l’accord de 1983, votre impôt est prélevé à la source en Suisse. Vous devez néanmoins déclarer ce revenu en France, dans les cases 1AF à 1DF selon le déclarant, ainsi qu’en 8TK. Un crédit d’impôt permet alors d’éviter une double imposition.
Comment obtenir de l'aide pour remplir sa déclaration de frontalier ?
Vous pouvez contacter votre service des impôts via la messagerie sécurisée de votre espace particulier ou au 0809 401 401. Si vous avez besoin d’un accompagnement plus spécifique à votre situation de frontalier, le Groupement transfrontalier européen (pour ses adhérents) ou une fiduciaire peuvent également vous aider.
Peut-on corriger une déclaration d'impôts déjà envoyée ?
Oui. Si vous avez déclaré en ligne, vous pouvez corriger votre déclaration jusqu’au 30 novembre 2026. Après cette date, vous pouvez déposer une réclamation jusqu’au 31 décembre 2028 pour un impôt mis en recouvrement en 2026. Si la correction est en votre faveur, elle peut donner lieu à un remboursement.
Parmi les informations qu’il faut obligatoirement transmettre à l’administration fiscale française figurent les comptes détenus à l’étranger (et donc hors de France selon leur point de vue). Certains de nos clients possédant des comptes en Suisse ou en Allemagne, ou encore des 3ème piliers sont concernés. Or, il n’est pas toujours simple de savoir quels comptes doivent être déclarés ou pas au titre des comptes étrangers. Comme les conséquences pour le contribuable peuvent être importantes, avec des amendes à la clé, nous vous proposons un petit rappel pratique pour votre déclaration d’impôts en France.
Quels sont les contribuables qui doivent faire une déclaration d’impôts en France ?
- Toute personne qui réside en Suisse ayant des revenus de source française : une personne qui loue un bien immobilier en France et qui en tire des revenus est par exemple concerné.
- Les retraités suisses qui se sont installés en France et qui perçoivent des revenus de Suisse
- Les résidents français ayant une activité lucrative en Suisse. Dès lors qu’il réside en France, un travailleur en Suisse a l’obligation de faire une déclaration de revenus, même dans le cas où ses revenus sont prélevés à la source, comme c’est le cas par exemple pour les frontaliers à Genève ou Zürich.
En clair, pour ces contribuables, quel que soit son canton de travail (Genève, Vaud, Neuchâtel, Zürich, Bâle…) une déclaration d’impôts en France doit être faite.
La loi fiscale française sur la déclaration des comptes étrangers : à savoir
Toute personne physique qui réside en France doit déclarer à l’administration fiscale française, dans sa déclaration d’impôts, les comptes qu’il détient à l’étranger. Doivent figurer dans cette déclaration d’impôts les comptes actuellement ouverts, utilisés, ainsi que ceux qui ont été fermés dans l’année.
Les comptes concernés sont les comptes salaire, les comptes épargne et les comptes dits ordinaires ouverts hors de France, qu’ils concernent des liquidités ou des titres, selon la loi de la Finance.
Par ailleurs, l’absence de déclaration fait encourir au contribuable une amende de 1500 euros par compte non déclaré.
Les comptes bancaires et d’épargne à déclarer (ou non) à l’administration fiscale française
- Les comptes salaire, comptes d’épargne (quelle que soit la devise) et comptes titres ouverts dans une banque suisse (Crédit suisse, UBS, Banque cantonale, PostFinance…) : ces comptes sont à déclarer à l’administration fiscale française.
- Les comptes bancaires en France (y compris les banques digitales comme ING Direct, Fortuneo, Boursorama…) : ces comptes ne doivent pas être déclarés comme compte étranger.
- Les comptes bancaires étrangers : L’alinéa 2 de l’article 1649 du Code général des impôts (« CGI ») fait obligation aux contribuables concernés de déclarer les comptes bancaires ouverts, détenus, utilisés ou clos à l’étranger (c’est-à-dire hors de France) ; L’article 344-A de l’annexe III du CGI précise, pour l’application de l’alinéa 2 de l’article 1649 du CGI, que « un compte est réputé détenu […] lorsque [le contribuable concerné] en est titulaire, co-titulaire, bénéficiaire économique ou ayant droit économique ». L’obligation déclarative des comptes ouverts à l’étranger n’impose pas de transmettre des extraits des comptes concernés, mais les références de ses comptes, à savoir l’intitulé du compte, la désignation de l’établissement gestionnaire du compte (incluant son adresse), le numéro de compte, les caractéristiques du compte ainsi que leurs dates d’ouverture et de clôture.
- Le 3ème pilier : quel que soit le type de 3ème pilier que vous possédez (3ème pilier a bancaire ou assurance, 3ème pilier b), ce produit financier doit être déclaré à l’administration fiscale française, car considéré comme un compte étranger.
- Les comptes bancaires de l’établissement allemand N26 : quelques clients chez b-sharpe, notamment ceux travaillant dans les cantons de Bâle et de Zürich, possèdent des comptes chez N26, la banque digitale allemande. Les comptes de N26 sont à déclarer à l’administration fiscale française au titre des comptes étrangers.
- Les comptes prépayés de type Any.time : la difficulté consiste ici à savoir dans quel pays se trouve l’établissement qui gère ces services. Ce type de prestataire est un peu à part, en ce sens que ce ne sont pas à proprement parler des banques. Selon le service des impôts français, ce type de service se substitue toutefois incontestablement à un compte bancaire et peut être de fait considéré comme tel. Il faut donc – et c’est la difficulté – savoir dans quel pays se trouve la société qui les gère. Souvent, elles se trouvent dans des pays étrangers en Europe, ce qui leur permet d’avoir un agrément européen pour distribuer leurs services, en France notamment. Par exemple, pour Any.time, la société est belge. En conséquence, ce type de compte doit donc être déclaré à l’administration fiscale française au titre des comptes étrangers.
- Le compte PayPal : beaucoup de contribuables possèdent des comptes PayPal. Là aussi, une déclaration est obligatoire, la société PayPal, détentrice des comptes, étant hors de France (Luxembourg).
Il n’est toutefois pas obligatoire de déclarer son compte PayPal lorsque :
- le compte PayPal est adossé à un compte qui est en France
- et le compte PayPal a reçu au cours de l’année un montant inférieur à 10’000 euros
- et le compte PayPal a pour objet de régler des achats en ligne (ou d’en recevoir dans le cadre de la vente de biens) et non de se constituer une épargne.
Comment déclarer ses comptes étrangers
Pour les comptes étrangers à déclarer en France sur sa déclaration d’impôts, la procédure est la suivante :
- Cette déclaration se fait sur le formulaire CERFA n°3916 (ou à sélectionner directement dans le service en ligne de déclaration des impôts sur le revenu), et les montants ne sont pas à spécifier
- Sur la déclaration d’impôts, il faut également cocher la case 8UU (et la case 8TT pour les 3ème pilier b et 3ème pilier a assurance)
- Dans le cadre du 3ème pilier, il faut indiquer sur papier libre ou dans la zone de commentaire le type de contrat, ainsi que la valeur de rachat au 31 décembre de l’année précédente (document en général remis par votre compagnie d’assurance)
Comment faire si vous avez oublié de déclarer un compte ?
Si vous avez ouvert un compte à l’étranger, que vous avez déjà fait votre déclaration sur les revenus de l’année précédente, et que vous avez oublié de déclarer ce compte, alors il suffit de télécharger le formulaire CERFA n°3916 ci-dessus, de le remplir et d’envoyer à l’administration fiscale française un complément d’information, ou d’utiliser un papier libre.
Pour conclure, j’espère que cet article vous permettra de bien comprendre quels comptes déclarer ou pas, et dans tous les cas je ne peux que vous inciter à une totale transparence envers les autorités fiscales. Je vous souhaite à tous bon courage pour votre déclaration d’impôts !
Note : les informations contenues dans cet article ne sauraient être prises pour des conseils fiscaux. Si vous souhaitez davantage d’informations, nous vous conseillons de vous adresser à l’administration fiscale, à un fiscaliste ou à une fiduciaire.