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4 conseils pour vos opérations d’Import/Export avec la Chine

4 conseils pour vos opérations d'import/export avec la Chine

David Pereira

Trading and Operation Manager

Temps de lecture : 3 min

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    David Pereira

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      Vous désirez vous lancer dans une activité d’import/export avec la Chine ou perfectionner vos transactions déjà en place ? Le marché chinois se distingue par sa taille et la complexité des normes en constante évolution qui le régissent…

      Découvrez nos 4 conseils essentiels afin d’optimiser votre activité d’import/export avec l’empire du Milieu et assurer ainsi la pérennité de votre entreprise.

      Les spécificités du marché chinois

      Les partenaires économiques de la Chine

      Deuxième puissance économique mondiale, avec un PIB estimé à 16 493 milliards de dollars pour l’année 2021 par le Fonds monétaire international (FMI), la République populaire de Chine bénéficie d’un très large excédent commercial depuis plusieurs années. 

      Premier exportateur mondial de biens selon les chiffres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’empire du Milieu est également le deuxième plus important importateur de la planète. Au cours des dernières décennies, la Chine s’est peu à peu ouverte au commerce extérieur, à tel point que celui-ci représentant aujourd’hui plus de 35% de son PIB total.

      Les principaux partenaires économiques de la Chine à l’exportation (pays clients) sont (données Comtrade) :

      • Les États-Unis (16,8%) ;
      • Hong Kong (11,2%) ;
      • le Japon (5,7%) ;
      • la Corée du Sud (4,4%) ;
      • le Vietnam (3,9%).

      Les principaux partenaires économiques de la Chine à l’importation (pays fournisseurs) sont (données Comtrade) :

      • la Corée du Sud (8,4%) ;
      • le Japon (8,3%) ;
      • les États-Unis (6%) ;
      • l’Australie (5,8%) ;
      • l’Allemagne (5,1%).

      Les relations bilatérales sino-suisses

      La Chine et la Suisse entretiennent des relations bilatérales depuis 1950, rythmées par de nombreux dialogues dans des domaines multiples, tels que la coopération au développement, la science, les finances ou encore l’environnement. 

      Depuis 2010, la Chine est le troisième partenaire commercial de la Suisse derrière l’Union européenne (UE) et les États-Unis, faisant d’elle le principal partenaire commercial de l’Helvétie en Asie.

      Conseil n°1 : Instaurer une stratégie d’importation fondée sur les Incoterms

      Malheureusement, en tant qu’entreprise important des marchandises en Suisse depuis la Chine, vous serez probablement amené à constater des dommages de transport sur les biens qui vous seront livrés. En effet, que ce soit à l’usine lors de la production ou lors du chargement, le fret n’est pas toujours traité avec délicatesse

      Or, dans le cadre d’une relation entre importateur et exportateur, les niveaux de risques peuvent varier fortement pour l’importateur, il est donc essentiel de porter une attention toute particulière à vos contrats d’importation et à leurs garanties pour choisir la prestation la plus en ligne avec les attentes de votre entreprise.

      Dans le commerce international, les incoterms sont le nerf de la guerre.

      Ces termes normalisés responsabilisent en effet le vendeur et l’acheteur à chaque étape de l’acheminement de la marchandise, et spécifient notamment le moment précis où les obligations, la prise en charge des coûts de transport, les risques, l’assurance et le dédouanement passent du vendeur à l’acheteur.

      Il y a au total 11 incoterms, avec aux extrêmes de cette gamme l’incoterm EXW et l’incoterm DDP.

      Avec l’incoterm EXW, le vendeur est seulement responsable de la mise à disposition du produit, et par conséquent, l’acheteur est responsable des coûts et des risques de l’acheminement jusqu’au lieu de livraison.

      À l’opposé, avec l’incoterm DDP, le vendeur est cette fois-ci responsable de tous les coûts et des risques de l’acheminement tandis que l’acheteur n’a qu’à récupérer sa marchandise. Pour information, la plupart des achats réalisés sur internet se basent sur ce modèle DDP.

      Conseil n°2 : Identifiez un fournisseur fiable

      Nation exportatrice par excellence, surnommée « l’atelier du monde » pendant des années, la Chine compte d’innombrables fournisseurs potentiels pour votre entreprise. Mieux vaut donc sélectionner vos partenaires avec soin en fonction de leur fiabilité.

      Pour ce faire, vous pouvez commencer par une simple recherche Google afin de trouver des témoignages de clients. Vous pouvez également vérifier les annuaires et plateformes en ligne les plus populaires telles que Alibaba, Global Sources, ou Hong Kong Trade Development Council.

      Par ailleurs, certains sites tels qu’Alibaba attribueront par exemple différents niveaux de confiance et de garantie à leurs fournisseurs (statuts disponibles dans les filtres de recherche de la plateforme) :

      • Gold Supplier, le fournisseur paye un abonnement mensuel afin de conserver ce statut (marque de professionnalisme et de rentabilité) ;
      • Assessed Supplier, le fournisseur a été audité (son usine a été visitée et de nombreuses vérifications relatives à son activité ont été effectuées) ;
      • Bénéficiaire de la Trade Assurance, l’offre du fournisseur est couverte par le service d’Alibaba vous permettant de porter réclamation en cas de problèmes).

      Bon à savoir : Le nom complet de l’usine de votre futur fournisseur offre de précieuses informations pouvant vous aider à faire votre choix. En effet, ce nom doit normalement se composer de la manière suivante : Location (ville, région) + Nom de l’entreprise + Produit + Type d’entreprise. Mais attention, le marché chinois reste particulièrement rigide et bureaucratique. Le simple oubli d’un point à la fin du nom de votre fournisseur et votre paiement pourrait être refusé ; bien qu’elles soient particulièrement proches, les dénominations “XYZ LTD.” et “XYZ LTD” ne reviennent pas au même !

      Conseil n°3 : Obtenez le certificat CCC (export)

      Le certificat China Compulsory certification (CCC) est un type de certification pour la standardisation de qualité produit (semblable au système CE de l’UE, bien qu’il existe certaines différences). Introduit en 2002, il s’applique à presque tous les produits susceptibles d’être exportés vers la Chine, ainsi qu’à certains produits chinois.

      De fait, dans le cadre de votre activité d’exportation vers la Chine, vos marchandises doivent obligatoirement respecter les normes et régulations relatives au certificat CCC. En effet, en cas de non-respect de celles-ci, vos marchandises seront retenues à la frontière chinoise ou vous seront renvoyées.

      Pour obtenir cette certification, il vous faut :

      Conseil n°4 : Profitez de l’accord de libre-échange Suisse-Chine (export)

      La Suisse a la chance d’être le seul État d’Europe occidentale à disposer d’un accord bilatéral de libre-échange d’envergure avec la Chine (qui représente un marché de près d’1,3 milliard d’individus) et ce, depuis le 1er juillet 2014. 

      Un accord particulièrement intéressant pour les entreprises d’import/export, car il concerne des dispositions relatives :

      • au commerce des marchandises et des services ;
      • aux obstacles non tarifaires au commerce ;
      • au commerce et au développement durable ;
      • à la protection de la propriété intellectuelle.

      Attention : Le rapport d’évaluation de l’accord de libre-échange Suisse-Chine révèle que seules 40% des entreprises helvétiques susceptibles d’y recourir l’utilisent, et ce en raison de la difficulté à obtenir la preuve de l’origine préférentielle de leurs marchandises. Assurez-vous donc d’acquérir cette preuve pour profiter pleinement de l’accord !

      Assurance transport, certificat CCC, identification du meilleur fournisseur… Vous connaissez à présent nos 4 conseils pour effectuer vos opérations d’import/export avec la Chine dans les meilleures conditions. 

      Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à joindre la SCCC, Swiss Chinese Chamber of Commerce. Présente à travers toute la Suisse, cette association a pour mission d’améliorer les relations commerciales entre la Chine et la Suisse. Forte d’une expérience de plus de 40 ans, la SCCC propose de nombreux services à ses partenaires comme des conférences, des événements et de nombreux conseils afin d’accompagner au mieux les entreprises suisses dans leur implantation et développement sur le territoire chinois.

      Pour tout savoir des subtilités de ce secteur d’activité, n’hésitez pas également à consulter notre Guide complet de l’import/export en Suisse.


      Attention cependant : une activité d’import/export vous expose inévitablement à un certain nombre de risques financiers, en particulier au risque de change ; raison pour laquelle b-sharpe met à votre disposition son service de change en ligne !

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