Frontalier en Suisse : les 10 choses que vous devrez faire absolument en 2017

Les débuts d'années vont souvent de paire avec les bonnes résolutions. Que ce soit sur le thème des finances, du change, de la vie de famille ou des transports, les raisons de prendre des bonnes résolutions sont nombreuses et variées quand on est un travailleur frontalier. Voici donc ma proposition de résolutions qu'il faudra absolument faire en 2017 quand on est frontalier en Suisse.

#1. Passer moins de temps dans sa voiture et réduire ses frais de transport

La plupart des frontaliers vivent une histoire d'amour intense avec leur voiture. Utiliser sa voiture peut être fatiguant, et reste finalement assez peu écologique. Si beaucoup n'ont pas beaucoup de choix, il existe plusieurs solutions concrètes comme :

  • prendre davantage les transports en commun et profiter des P+R qui se développent de plus en plus : ce type de solution vous permet en principe de réduire vos coûts et vous permet d'y gagner un peu en qualité de vie
  • faire du "car-sharing" en passant par des services comme blablacar : vous ne réduisez pas le temps passé dans votre véhicule, mais réduisez votre fatigue et augmentez votre réseau en faisant de nouvelles connaissances
  • proposer à votre employeur, si votre métier le permet, de travailler un jour à la maison : le fameux "home office" est clairement une tendance qui se développe de plus en plus au sein des entreprises suisses

#2. Réduire ses impôts

Que vous soyez frontalier imposé à la source ou dans votre pays de résidence, réduire votre impôt sur le revenu ne peut pas vous faire de mal.

  1. Si vous êtes imposé à la source (dans n'importe quel canton en Suisse) : beaucoup de frontaliers ne le savent pas, mais il est possible en étant imposé à la source de réduire son imposition en opérant une rectification. Sans rentrer dans le détail, cette rectification est notamment possible si vous souscrivez un 3ème pilier, si vous rachetez des années manquantes de votre 2ème pilier, ou simplement si votre barème d'imposition ne correspond pas à votre structure familiale (en clair, vous êtes peut-être imposé avec un barème de célibataire alors que vous avez 3 enfants).
  2. Si vous êtes imposé à la source à Genève : en plus de ce qui est indiqué ci-dessus, il est possible, selon votre situation professionnelle et personnelle, de bénéficier du statut de quasi-résident qui permet d'actionner des déductions d'impôts. Si ce statut est bien moins intéressant depuis cette année à cause d'une votation qui en a limité la portée, cela reste un moyen de réduire ses impôts.
  3. Si vous n'êtes pas imposé à la source : un frontalier peut ne pas payer ses impôts en Suisse, et n'est donc pas imposé à la source (c'est par exemple le cas des frontaliers du canton de Vaud qui sont à moins d'une heure trente de trajet de leur domicile familial). Dans ce cas, c'est le système des déductions et crédits d'impôts en France qu'il faut actionner, et il y en a de nombreux. S'ils sont souvent relativement connus des frontaliers français, les frontaliers de nationalité suisse devront s'y pencher davantage pour en bénéficier.

Si vous êtes dans l'un des 2 premiers cas (frontalier imposé à la source), vous allez, si vous êtes éligible, récupérer un montant en francs suisses au titre de la rectification. Ce montant vous sera versé sur votre compte en Suisse. En passant par b-sharpe, vous réduirez significativement vos frais de change, en comparaison des banques et bureaux de change.

Dans tous les cas, il peut être intéressant de passer par une fiduciaire pour procéder au calcul, comme par exemple la fiduciaire spécialisée Eurex ou encore le service MyProject.

#3. S'annoncer à sa commune en France

Saviez-vous que votre commune en France en zone frontalière va toucher une somme fixe de la part de la Suisse pour chaque frontalier recensé au titre de la compensation financière ? Et une commune qui a plus de revenus sera probablement moins disposée à augmenter ses impôts locaux. Pour ce faire, c'est assez simple : il suffit d'annoncer à sa commune qu'on travaille en Suisse, sur la base d'une déclaration et de quelques documents à remplir. C'est un geste qui profitera à la collectivité, alors allez-y !

#4. Réduire ses frais de change EUR / CHF avec b-sharpe

Chaque année, selon nos estimations, 9.4 milliards de francs suisses sont changés en euros par les seuls frontaliers qui résident en France. A cause de frais de change démesurés pratiqués par les bureaux de change et les banques, nous estimons que chaque frontalier fait en moyenne "cadeau" à son banquier de près de 600 euros par an. Ceux d'entre-vous qui en ont assez de payer chaque année l'équivalent d'une caisse de grand cru classé à leur conseiller de clientèle peuvent toujours garder cet argent pour eux en passant par b-sharpe, une solution sans frais mensuels, sûre, qui vous permet par ailleurs de réduire de 70% vos frais de change.

#5. Entretenir son réseau

Le réseau, plus que jamais, est devenu indispensable. Souvent, on pense au réseau au pire moment, c'est-à-dire quand on est en recherche d'emploi. Bien réseauter cela s'apprend, mais surtout, c'est toute l'année qu'il faut réseauter. Avec la mise en place de la nouvelle loi sur l'immigration, et un repli de certaines entreprises sur les travailleurs locaux, les frontaliers sont fragilisés et leur recrutement plus difficile : un bon entretien du réseau peut permettre de contourner cette difficulté quand on est frontalier.

#6. Faire baisser ses frais bancaires

Il y a plusieurs leviers à activer pour réduire ses frais bancaires :

  • Réduire ses frais bancaires en France ou dans son pays de résidence : le conseil donné par le site Travailler-en-Suisse.ch, et qui consiste à se tourner vers une banque digitale en France, nous paraît particulièrement intéressant. Ce sont les frais mensuels de tenue de compte et les frais de détention de carte bancaire que vous réduisez quasiment à zéro : alors pourquoi s'en priver ?
  • Réduire ses frais bancaires en Suisse : les solutions bancaires bon marché en Suisse sont de moins en moins nombreuses, PostFinance ayant récemment augmenté de manière significative ses tarifs à CHF 25.- par mois. Il n'existe selon nous pas de banque suisse qui soit franchement moins chère pour les frontaliers (les résidents pourront pour leur part se tourner vers les banques ethiques comme la Banque Alternative Suisse qui pratique des tarifs défiant toutes concurrence).
  • Faire envoyer son salaire suisse directement chez b-sharpe : une solution que beaucoup de frontaliers ont vu, consiste à faire envoyer par leur employeur leur salaire directement chez b-sharpe : c'est une solution qui, si elle est acceptée par l'employeur, permet de s'acquitter des frais bancaires en Suisse puisque b-sharpe ne propose aucun frais mensuel. En revanche, b-sharpe n'étant pas une banque, cela signifie que l'intégralité du salaire est changée en euros, ce qui peut être embêtant pour certains frontaliers ayant des dépenses en francs suisses.

#7. Envisager une installation en Suisse

La situation des travailleurs frontaliers a évolué ces dernières années d'une manière qui ne leur est pas forcément favorable : certes, le Franc suisse s'étant apprécié de manière importante face à l'euro, le pouvoir d'achat des frontaliers s'est considérablement amélioré. D'un autre côté, certaines entreprises mettent en pratique une préférence nationale qui, de fait, réduit les opportunités d'emploi des frontaliers et fait planer un risque en cas de perte d'emploi. Par ailleurs, l'augmentation des coûts de l'assurance maladie, la réduction des avantages liés à l'impôt, les transports et de manière générale la perception générale des frontaliers sont suffisamment de facteurs qui réduisent les avantages du statut de frontalier. Certains frontaliers, selon leur situation, pourraient clairement envisager une installation en Suisse, et de manière objective.

#8. Mieux comprendre les Suisses et la Suisse

L'inconvénient principal des frontaliers, c'est qu'ils ne vivent pas en Suisse et n'en comprennent donc pas les subtilités culturelles. Ces différences de perceptions, qu'on appelle l'interculturel, ont potentiellement pour conséquence des problèmes d'intégration, des incompréhensions, et donc des tensions et parfois des conflits. Pour éviter ces situations, il faut mieux se connaître. Et il faut pour cela aller vers  l'autre, écouter, savoir s'effacer pour mieux comprendre cette culture étrangère. Pour cela, lisez la presse locale, lisez quelques ouvrages sur l'histoire du pays, et surtout échangez avec vos collègues sur les thèmes d'actualité. Il peut également être utile dans ce contexte de prendre du temps sur ses loisirs pour visiter la Suisse, et voir ce que les pays et ses habitants ont à proposer.

#9. Recommander b-sharpe à ses collègues et amis frontaliers parce que c'est un service sympa, rapide et qui fait gagner de l'argent

Vous rendrez un service à vos collègues et amis frontaliers en leur parlant de b-sharpe. Ils vous en seront reconnaissants de leur avoir fait découvrir un super service moderne, et surtout vous leur permettrez de faire beaucoup d'économies (jusqu'à environ 600 euros par an pour le change mensuel de CHF 5'000.-). Et puis nous aussi nous serons contents, car on n'est jamais suffisamment connus. En attendant de mettre en place notre programme de parrainage, chaque client qui nous apporte un nouveau client va bénéficier de la gratuité des frais unitaires sur une opération. C'est bien sûr cumulable. L'inscription a b-sharpe est ici.

#10. Participer à nos concours

Après le gros succès de notre concours de Noël, nous avons décidé de le généraliser et proposerons tous les mois un concours. Suivez-nous sur Facebook, ou abonnez-vous à notre newsletter pour être prévenu(e) du prochain concours.

J'en profite pour vous souhaiter une excellente année 2017, et espère vous retrouver très bientôt chez b-sharpe !

5 réflexions sur “Frontalier en Suisse : les 10 choses que vous devrez faire absolument en 2017”

  1. Bonjour,

    Extrêmement intéressant.

    Juste une petite coquille de grammaire :
    Et il faut pour cela aller vers l’autre, écouter, savoir s’effacer pour mieux comprendre cette culture étrangère. Pour cela, lisez la presse locale, lisez quelques ouvrages sur l’histoire du pays, et surtout échanger ECHANGEZ avec vos collègues sur les thèmes d’actualité.

    Bien cordialement,
    Aude Tierny

  2. À toute l’équipe B-Sharpe bonjour,

    Grâce à vous je suis chaque mois un peu plus sharpe, alors merci pour votre service qui me suit depuis maintenant un an.

    Les organismes sérieux se font rare de nos jours. je tiens donc à vous applaudir pour votre professionnalisme.

    « BRAVO »

    PS: J’essaie (avec mes humbles moyens) de communiquer sur vos précieux atouts auprès de mon entourage. Néanmoins une service de parrainage en encouragerait plus d’un.

    Une nouvelle fois merci, et bon courage dans les rouages du FOREX*.

    Mascetti.M

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