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Tensions russo-européennes et démissions en masse aux États-Unis

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David Pereira

Trading and Operation Manager

Temps de lecture : 3 min

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    David Pereira

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      EUR – Europe : vers la fin d’une dépendance au gaz russe

      Le tant attendu chiffre annuel de l’inflation pour la zone euro fait état d’un chiffre qui n’a jamais été vu auparavant et qui est bien au-dessus de l’objectif de la BCE (2%). L’inflation a atteint 5% en un an. La BCE reste sur ses positions et mentionne une inflation dite transitoire. Un retour à la « normale » devrait s’opérer dès 2023. Les tensions géopolitiques russo-européennes battent leur plein et l’Europe doit absolument trouver une alternative à sa dépendance au gaz russe. Le prix du gaz est en légère baisse grâce notamment à un approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance d’Afrique et des États-Unis.

      CHF : Les chiffres de l’emploi se sont légèrement redressés avec 2,6% ce mois de décembre versus 2,5% au mois de novembre. Les chiffres restent toutefois encourageants en comparaison avec le mois de janvier 2020 (3,7%) et avec nos voisins (plus de 5% en Allemagne et 7,2% en zone euro en moyenne). Les spéculations vont bon train avec la soudaine appréciation de la monnaie unique par rapport au CHF. Plusieurs mentionnent l’intervention de la BNS avec des dépôts qui ont augmenté de 2 milliards en une semaine. La BNS est restée neutre et n’est pas intervenue. Affaire à suivre… 

      Évolution EUR/CHF 

      La paire a subi un petit regain de 75 pips en six heures avec une importante résistance des 1,05 qui n’est autre que le plus bas de 2020. Cette montée soudaine fait-elle office d’un renversement de tendance ou tout simplement d’un petit rebond sur une tendance baissière importante ? La paire s’échange actuellement à 1.0470.

      USD – The Great Resignation : pourquoi les américains démissionnent ? 

      Vendredi passé, les chiffres tant attendus de l’emploi américain ont déçu avec seulement 199k emplois créés alors que les prévisions tablaient sur 440k. Néanmoins, le taux de chômage a baissé à 3,9%. Un autre phénomène fait fureur aux USA. Appelé The Great Resignation, 4,5 millions d’employés américains ont démissionné en novembre 2021. Les raisons sont multiples : un rapport au travail différent, une demande de main-d’œuvre de la part d’entreprise en forte croissance (bonus à l’embauche), des employés qui ont pu prendre une retraite anticipée grâce à la performance de la bourse et également des jeunes qui veulent reprendre des études ou simplement changer de voie. 

      Les chiffres de l’inflation pour le mois de décembre 2021 ont été publiés hier (mercredi 12 janvier) avec une décélération moindre en décembre (+0,5%) ce qui correspond à un total annuel de 7% ; taux que nous n’avions plus atteint depuis 40 ans. L’indice de la consommation hors énergie et produits alimentaires a cependant augmenté à 0,6% vs 0,5% en novembre 2021 avec un total annuel à 5,5%. Il faudrait retourner 30 ans en arrière pour constater une telle augmentation.

      Évolution USD/CHF 

      La paire reste toujours bien installée dans son triangle et une moindre cassure pourrait déclencher une tendance importante. Compte tenu de l’inflation galopante américaine et d’un potentiel redressement de la politique monétaire de la Fed, le triangle pourrait probablement casser par le haut. La paire s’échange actuellement à 0.9150.

      GBP : Les patrons britanniques plus optimistes que les prévisions pour 2022

      Les chefs d’entreprises britanniques prévoient d’étendre leur activité et d’augmenter leurs investissements en 2022 selon trois enquêtes publiées ce lundi 10 janvier, bien que les patrons aient exprimé une certaine inquiétude quant aux pénuries de main-d’œuvre et à l’impact du variant Omicron. Il semble que les directeurs des finances anglais se projettent au-delà du COVID-19 et prévoient tout de même de se concentrer sur la croissance de leur entreprise. Contrairement aux indicateurs économiques qui sont plus pessimistes. Est-ce que l’espoir des patrons saura contrebalancer les manœuvres économiques ?

      Évolution GBP/CHF

      La paire a rapidement dépassé le seuil symbolique de 1.25, il est désormais intéressant de se demander quand cette tendance haussière commencera à ralentir et à se stabiliser. Pour le moment, la livre semble continuer de s’apprécier graduellement face au franc suisse. Il est possible que la livre remonte à son taux initial lors de l’année précédente qui fluctuait environ entre 1.2550 – 1.2800, ce qui correspondait au taux avant l’annonce de la BoE en décembre. Ce taux fluctuait en majeure partie lors de l’année 2021 commençant au mois d’avril jusqu’en novembre, avant une chute qui depuis ne fait qu’augmenter. La paire s’échange actuellement à 1.2530.

      4 commentaires

      1. Alix Poulain sur 14/01/2022 à 10:07

        Article très appréciable, merci

        • Stéphanie Araujo Placido sur 14/01/2022 à 10:23

          Merci Alix pour votre retour 🙂 Nous publions toutes les semaines les actualités du marché, restez connecté 😀
          Très belle journée,
          Stéphanie

      2. Sylvain Leroy sur 14/01/2022 à 10:48

        Votre analyse sur la dépendance au gaz russe est vraiment discutable.

        Les réserves naturelles Européennes sont au maximum d’exploitation (Norvège notamment).

        Les prix du gaz venant des US, la fracturation hydraulique, l’aberration écologique de traverser le monde pour livrer par bateau ce gaz sont de mauvaises solutions. Le refus de l’Europe de signer des contrats prix fixe long termes avec la Russie pour suivre une idéologie discutable et préjudiciable au citoyen européen est critiquable aussi.

        L’imbécilité des ministères qui ne mesurent pas leurs discours qui impactent fortement les prix spots est aussi un bon exemple de cette mauvaise politique.

        Et enfin le prix des ressources énergétiques explosent pour les particuliers.

        • Stéphanie Araujo Placido sur 14/01/2022 à 12:59

          Merci Sylvain de commenter notre analyse ! Nous adorons apporter d’autres informations et d’avoir également votre point de vue 🙂

          En effet, en 2018, derniers chiffres disponibles, la Russie représentait 40,4 % des importations européennes de gaz, loin devant la Norvège, deuxième fournisseur (18,1 %), et l’Algérie, troisième (11,8 %). On estime que près de 60% des énergies brutes européennes proviennent de sources importées. Il y a donc une véritable dépendance énergétique de l’Europe.

          L’Europe souhaitant limiter sa dépendance, d’autres solutions sont envisagées bien que cela semble pour le moment encore limité.
          La France par exemple n’importe que 17% de gaz russe.

          Le transport maritime reste une solution, plus coûteuse et moins écologique, mais est un vrai élément de négociation avec la Russie et la Biélorussie.

          Bien évidemment cela est discutable d’un point de vue écologique ou politique. Le fait est que L’Europe recherche une plus grande indépendance.

          N’hésitez pas à rebondir à ce sujet ainsi que sur nos prochaines analyses que nous publions chaque semaine !
          Très belle journée,
          Stéphanie

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